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Russell Williams

Sep
16
La Criminologue

Plusieurs d’entre vous visitez le blogue parce que vous avez fait une recherche au sujet de l’ex-commandant de la base militaire de Trenton, Russell Williams, qui a reconnu avoir assassiné Jessica Lloyd et le caporal Marie-France Comeau. Il a également plaidé coupable à 82 chefs d’introduction par effraction et deux chefs d’agression sexuelle. J’avais d’ailleurs rédigé plusieurs billets le concernant ici, ici et ici. Depuis près d’un an déjà, Russell Williams purge une sentence d’emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

Eh bien, ce soir, à l’émission Un tueur si proche, diffusée à Canal D à 20h00, vous pourrez en apprendre davantage sur cette affaire puisque c’est Williams le sujet de l’émission. Des affaires comme celles-ci ne sont pas monnaie courante et malgré toute l’horreur des crimes commis, ça risque d’être fort intéressant.

La Criminologue

La Criminologue
11:39
 
Oct
25
La Criminologue

Un article est paru aujourd’hui sur Cyberpresse, intitulé “Russell Williams purgera sa peine en isolement“.

Voici quelques citations que je m’amuserai à nuancer.

“Après avoir piloté des avions militaires et rencontré des dignitaires, la vie vient de s’assombrir pour Russell Williams qui, au pénitencier de Kingston, vivra dans une cellule à la dimension d’un grand garde-robe.”

J’aimerais ça avoir autant de place dans mon garde-robe! Si on veut exagérer au point de rester dans le même thème, appelons ça au moins un walk-in. C’est petit, mais pas tant que ça quand on pense qu’un lit, une toilette un bureau y entrent.

“L’avocat de la défense Tony Bryant, qui a représenté Bernardo, s’attend à ce que Williams soit placé dans le même secteur que son ancien client (Paul Bernardo), où les cellules sont de deux mètres et demi par trois mètres.”

“Quoi!? Son avocat à fait la demande qu’il soit incarcéré avec Paul Bernardo!? Quel plan de fou de mettre deux malades de même ensemble!” certains diront peut-être. En fait, l’avocat de Russell Williams a fait la demande qu’il soit incarcéré en isolement probablement parce que le fait que sa sécurité serait menacée s’il était détenu au sein de la population régulière. Le but n’étant pas de le jumeler avec Paul Bernardo.

Mais même s’il est placé en isolement, cela ne veut pas dire que Williams est écarté de tout risque de violence à son endroit.”

C’est vrai, nous avons d’ailleurs eu la preuve aujourd’hui même dans un article paru sur Cyberpresse traitant de Maurice “Mom” Boucher, qui a été victime d’une agression de la part de deux autres détenus alors qu’il est incarcéré dans l’une des unités les plus hautement sécurisée au Canada, l’Unité spéciale de détention de l’établissement Centre régional de réception.

“Il devra également s’habituer à la monotonie d’être incarcéré.”

Il a amplement le temps de s’habituer et il a avantage à essayer le faire parce que vingt-cinq ans, c’est long, surtout dans un garde-robe!

La Criminologue

La Criminologue
23:13
 
Oct
21
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Comme je le faisais ici dans un de mes billets traitant d’un libéré conditionnel en liberté illégale, je vais reprendre une citation d’un texte paru aujourd’hui sur le site Internet de Cyberpresse, intitulé “La prison à vie pour Russell Williams”. Mon premier billet s’intitulait : “Journalistes, avant d’écrire un article sur l’univers carcéral, consultez-moi!”. J’aimerais reprendre le même titre pour ce billet. Je m’explique.

“Russell Williams devra tout de même démontrer qu’il n’est plus un danger pour la société afin d’obtenir une libération conditionnelle à la fin de sa peine.”

Est-ce qu’on venait de dire dans le titre qu’il était condamné à la prison à vie ou non? Il ne finira jamais sa peine, jamais son mandat fédéral ne sera expiré. Il sera sous le joug du Service Correctionnel du Canada jusqu’à la fin de ses jours. C’est un mythe de croire qu’une personne qui écope d’une peine de prison à vie sera incarcérée pour vingt-cinq ans, merci bonsoir. Dans le cas de Williams, on parle de vingt-cinq ans de détention et la possibilité d’obtenir une libération conditionnelle totale après vingt-cinq ans. Mais ce qui n’a pas été dit dans les médias et qui surprendra peut-être certains, c’est que Russell Williams pourrait être libéré après vingt-deux ans de détention sous un statut de semi-liberté. En effet, dans les cas où la peine minimale prévue au code criminel consiste en la prison à perpétuité, la date d’admissibilité à la semi-liberté est généralement trois ans avant la date d’admissibilité à la libération conditionnelle totale.

Advenant qu’il n’obtienne un jour une semi-liberté, Russell Williams devra demeurer en maison de transition jusqu’à l’octroi de sa libération conditionnelle totale. Mais ça, c’est pas demain la veille..

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La Criminologue
17:55
 
Oct
20
La Criminologue

Hier, l’annonce du plaidoyer de culpabilité du colonel Russell Williams a beaucoup fait jaser à la maison de transition. Beaucoup s’insurgeait contre l’horreur des délits commis par Williams, rapportant les propos de différents spécialistes s’étant prononcé sur le cas en affirmant qu’il n’y avait pas de traitement possible pour lui puisqu’il n’aurait aucune emprise sur un psychopathe. D’autres affirmaient qu’il méritait la peine de mort pour tout le mal qu’il a fait autour de lui. Bref, ils étaient renversés par l’horreur des gestes qu’il a commis et ils espéraient pour la plupart qu’il obtienne un châtiment exemplaire.

Ils ont été sidérés d’apprendre que Williams percevrait tout de même sa pension militaire, clamant qu’il ne la méritait pas. Cependant, quand on leur rappelait qu’il était possible que le gouvernement Harper prive les détenus de leur pension de vieillesse, ils affirmaient que ce n’était pas pareil (!). Tous s’entendaient pour dire qu’il n’allait pas avoir la vie facile en prison parce que les criminels ayant commis des délits de nature sexuelle sont généralement les bêtes noires de l’endroit. Williams sera assurément incarcéré dans un établissement à sécurité maximum, dans un département de protection, cloîtré vingt-trois heures sur vingt-quatre dans sa cellule. Bien que nous leur rappelions qu’ils avaient eux aussi commis des délits, c’était intéressant de voir l’opinion qu’ils avaient de l’affaire, faisant tous valoir des principes de justice, d’équité et de respect des lois. Dommage que certaines les mettent de côté, ces principes, quand vient le temps de transgresser les lois. Mais peut-être qu’encore une fois, dans leur cas c’est pas pareil (!)..

Tout comme ses prédessesseurs, notamment Karla Homolka, il y aura un article dans les médias à chaque fois qu’il fera une demande de libération ou qu’il sera libéré. L’histoire sera toutefois rapidement eclipsée par une autre, puis une autre, puis une autre.. Mais n’empêche que jamais nous ne pourrons l’oublier.

Tout ça pour dire que même ceux qui ont commis de graves délits et ont un système de valeurs élastiques étaient ébranlés par les gestes qu’à posés le colonel Williams.

La Criminologue

La Criminologue
11:46
 
Oct
18
La Criminologue

J’avais écris un billet en février dernier sur l’arrestation du colonel Russell William, l’ex-commandant de la base militaire de Trenton, accusé notamment des meurtres de Jessica Lloyd et du caporal Marie-France Comeau.  Il faisait également face à des accusations d’introduction par effraction, d’agressions sexuelles ainsi que de séquestration.

On peut lire ici qu’il a récemment plaidé coupable aux accusations de meurtres prémédités des deux femmes, à 82 introduction par effraction et deux chefs d’agression sexuelle. Il est d’ailleurs rapporté que la lecture des chefs d’accusation a pris plus de trente minutes tellement ils étaient nombreux.

Voici une partie de la preuve: des photos de Williams en sous-vêtements féminins avec des descriptions des plus troublantes qui accompagnent le tout. Cela n’est que la pointe de l’iceberg en ce qui a trait à sa déviance à mon avis. Il s’agit d’un cas fort complexe et des plus fascinants, cliniquement parlant, entendons-nous. Je suis curieuse de voir jusqu’à quel point sa perturbation sexuelle est traitable et quel travail il fera sur lui-même pour éviter de retomber dans le même cycle qui l’a mené à commettre l’ultime délit, et ce, à deux reprises. Sans posséder les compétences nécessaires pour apposer l’étiquette de psychopathe, je peux néanmoins me prononcer en disant que ça ne me surprendrait pas du tout qu’il obtienne un score élevé à l’échelle de psychopathie de Hare-révisée, le PCL-R. En gros, le résultat de l’échelle varie entre 0 et 40 et le diagnostique de psychopathie est posé pour un score de 30 et plus, tandis qu’une absence de psychopathie est caractérisée par un résultat inférieur à 20.  Entre 20 et 29, on parle d’une problématique dite mixte. Williams aura assurément à se soumettre à cette évaluation pointue administrée par un professionnel formé spécifiquement et hautement qualifié. Le suivi en individuel avec un agent de libération conditionnelle risque d’être tout un challenge aussi. Cet homme a été habitué à duper son entourage tandis qu’il menait une double vie des plus déviantes. Il présente des problématiques fort complexes, nous sommes bien loin des voleurs de caps de roues qui sortent de prison au sixième de leur peine..

L’ex-commandant de la base de Trenton fait face à une peine d’emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant vingt-cinq ans. Dire que le gouvernement canadien lui faisait confiance les yeux fermés pour diriger une des bases militaires des plus prestigieuses. Maintenant, il sera toujours lié au gouvernement du Canada, mais dans le rôle du détenu, et d’éventuellement de libéré conditionnel, pour le reste de ses jours.

A propos, je me demande s’il va avoir droit à sa pension de vieillesse à l’âge de soixante-cinq ans? Si le gouvernement de Stephen Harper se “met sur son cas” comme ça été le cas avec Clifford Olsen et Karla Homolka, des lois risquent d’être adoptées bien assez vite pour empêcher le tout. Ah mais j’oubliais, le gouvernement Harper n’a pas parlé de le priver de sa pension militaire par contre.. Qu’en pensez-vous?

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23:11
 
Apr
5
La Criminologue

J’avais rédigé récemment un article, intitulé Dr. Jekyll et Mr. Hyde, en lien avec l’affaire de l’ex-commandant de la base militaire de Trenton, Russell Williams.

Voilà maintenant qu’on apprend que ce dernier a tenté de s’enlever la vie dans sa cellule, au centre de détention Quinte, à Napanee, en Ontario. Plus précisément, il se serait introduit un rouleau de papier hygiénique dans la gorge, rempli de papier d’aluminium et de carton dans le but de s’étouffer. Des gardiens ont réussi à s’introduire dans sa cellule pour l’empêcher de se suicider. On apprend ici que Williams avait écrit une lettre de suicide, avec de la moutarde, sur les murs de sa cellule, indiquant qu’il trouvait la situation actuelle insupportable.

Rappelons que Russell Williams a été accusé deux fois de meurtre au premier degré.  Les présumées victimes sont Jessica Lloyd et le caporal Marie-France Comeau.  Il fait également face à ces accusations de deux entrées par effraction, de deux agressions sexuelles ainsi que de séquestration. 

On possède peu d’informations sur cette affaire, difficile donc de dire que signifie réellement cette tentative de suicide. Voulait-il en finir dans le but d’éviter l’humiliation qu’il ressentirait lors de son procès, lui qui a toujours été considéré de militaire modèle? Voulait-il mettre fin à ses jours par désespoir, croyant que tout le monde l’avait condamné d’avance? Souffre-t-il de problèmes de santé mentale, qui auraient influencé sa perception de la situation dans laquelle il se trouve?

Nous ne pouvons que spéculer sur les raisons qui ont poussé Russell Willians à attenter à ses jours. Nous en saurons sans doute davantage durant les prochains mois. Mentionnons qu’il doit retourner devant les tribunaux le 29 avril prochain, c’est donc à suivre.

Et vous, pour quelles raisons croyez-vous qu’il a agi ainsi, l’ex-commandant Williams?

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14:24
 
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Qui est la Criminologue?

Une femme passionnée d'intervention désirant clarifier certains mythes quant à la profession de criminologue. Elle désire aussi partager des anecdotes du métier et sur le plan personnel aussi. Le plus souvent cocasses, elles permettent d'illustrer quelques exemples de ce qu'un criminologue peut vivre au quotidien et surtout, de démontrer qu'elle ne se prend pas au sérieux!

Pour me joindre: lacriminologue@live.fr

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