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Feb
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Bon, certains se demanderont d’emblée “A-t-il déjà eu sa place au sénat?” ou “Le sénat a-t-il encore sa place dans notre système politique canadien?”, mais ça relève d’autres débats que je ne veux pas aborder ce matin.
A moins de vivre à Tombouctou, tout le monde a eu vent de la déclaration choc du sénateur Pierre-Hughes Boisvenu, qui a affirmé cette semaine, alors qu’il était interrogé sur le projet de loi C-10:
« Moi, je dis toujours, dans le fond, il faudrait que chaque assassin aurait le droit à sa corde dans sa cellule, il décidera de sa vie. »
Le sénateur conservateur se dit contre la peine de mort, mais a proposé de tenir une réflexion quant aux tueurs série, qui n’ont aucune possibilité de réhabilitation. Il a évoqué des arguments de nature économique, donnant l’exemple que les membres de la famille Shafia reconnus coupables de meurtres au premier degré ont coûté près de 10 millions de dollars aux contribuables pour leur procès. J’en comprends qu’il aurait-il fallu les exécuter avant la tenue de leur procès pour s’éviter une telle dépense?? Il est vrai qu’une personne reconnue coupable de meurtre coûtera cher à l’état durant son incarcération d’une durée variant de dix à plus de vingt-cinq, ans, mais rare sont celles qui demeurent détenues jusqu’au trépas. En effet, la plupart des gens purgeant une sentence d’emprisonnement à vie se voient octroyer une libération conditionnelle totale dans la collectivité et ne à noter qu’ils ne sont alors pas entretenus par l’état.
L’argument de la non-réhabilitation devrait également être traité avec prudence. Comment catégoriserions-nous les détenus pour qui la réhabilitation serait jugée impossible? Pour quels types de délits, seulement les meurtres ou les agressions sexuelles? Élargirait-on à tous les délits rencontrant la notion de dommage grave? Saviez-vous que les meurtriers connaissent les taux de récidive parmi les moins élevé? Seraient-ils épargnés en raison de ce pronostic “positif” ou devraient-ils passer sous la guillotine? Cela signifie-t-il que Robert Latimer, qui a tué sa fille gravement malade par compassion, mériterait le même sort que Clifford Olsen, Robert Pickton? Bon, il est vrai que je compare un meurtrier à une seule victime avec des tueurs en série, mais n’en demeure pas moins que ces trois hommes ont enlevé la vie à au moins une autre personne. Lorsqu’on parle d’absence de réhabilitation, on parle nécessairement des délinquants dangereux (on en comptait 351 au Canada, en 2006), qui eux n’ont pas commis de meurtre dois-je le rappeler. Ceux qui se voient attribuer l’étiquette de délinquants dangereux ont commis un ou des délits causant des sévices graves à la victime et ils doivent représenter une menace pour la sécurité physique ou mentale d’autrui. Les délits d’extrême violence et les prédateurs sexuels qui ne démontrent aucun contrôle de leurs pulsions sont ceux qui se font habituellement déclarer délinquant dangereux. Tous les délinquants dangereux purgent alors une peine de détention indéterminée. Ils demeureront incarcérés tant et aussi longtemps qu’ils représentent un risque pour la société. Devraient-ils être exécutés, considérant qu’il soit possible pour eux de se réhabiliter malgré tout? Ils peuvent en effet présenter une demande de libération conditionnelle après sept ans de détention et certains réussissent à l’obtenir puisqu’ils ont démontré que même en étant déclarés délinquant dangereux, ils se sont pris en main et méritent un élargissement dans leur sentence. Il s’agit d’une minorité, je vous l’accorde (en 2006, 18 délinquants sur 351 s’étaient vu octroyer une mise en liberté), mais une minorité qui serait passé sur la chaise électrique si l’absence de réhabilitation était un facteur à considérer dans la mise à mort d’un détenu. Peu d’indices de réhabilitation un jour ne signifie pas absence de réhabilitation toujours. Qui peut prétendre avec certitude être en mesure de savoir qu’un délinquant est irrécupérable, qu’il le sera de façon permanente?
Indiquer que chaque détenu devrait avoir le droit à sa corde peut répondre, selon la criminaliste Véronique Robert et plusieurs spécialistes du droit criminel, à la définition du crime de conseil au suicide, qui est passible d’une peine de 14 ans d’emprisonnement. Une plainte a d’ailleurs été déposée contre le sénateur Boisvenu par Jacques McBrearty, qui s’est rendu jeudi dernier dans les bureaux de la Sûreté du Québec pour déposer une plainte à l’endroit du sénateur en raison de ses paroles, qui selon McBrearty, inciteraient au suicide. A sa défense, le sénateur Boisvenu s’est rétracté publiquement et il est vrai qu’il n’a peut-être pas expliqué, précisé ou nuancé comme il l’aurait voulu sa pensée concernant les criminels jugés irrécupérables. N’en demeure pas moins que ce qui a été dit a été dit, même si ça été de façon maladroite. Je pense spontanément à ceux qui ont perdu un proche parce qu’il s’est suicidé, aux gens aux prises avec des idéations suicidaires. Ces propos sont choquants et irrespectueux à leur endroit.
Je concède que le sénateur a dû traverser des épreuves que bien peu traversent au cours d’une vie: sa fille Julie a été lâchement assassinée par un récidiviste en 2002 et il a perdu son autre fille, Isabelle, dans un accident de la route, en 2005. Cela teinte nécessairement son jugement et je le comprends, il faudrait d’ailleurs avoir un coeur de pierre pour que cela ne soit pas le cas. Le sénateur Boisvenu est un militant des droits des victimes d’acte criminel et il ne ménage pas ses efforts pour qu’elles aient autant de droits et ressources que des délinquants. Je ne le dirai jamais assez: je trouve qu’il s’agit d’une quête admirable et j’espère qu’un jour on atteindra ce but, sincèrement. Toutefois, j’estime, et je ne suis pas la seule, que monsieur Boisvenu n’est pas objectif en ce qui concerne notre système de justice, ce qui en sorte qu’il s’acharne à vouloir que des lois répressives soient votées, qui ne répondent pas toujours à de réelles lacunes et besoins de notre système judiciaire. Par ailleurs, la Société de criminologie du Québec a indiqué via son compte Twitter, en date du 1er février dernier, que le NPD et les libéraux ont demandé le retrait du sénateur Boisvenu du comité sénatorial chargé d’étudier le projet de loi C-10. Projet de loi qui se veut, selon la majorité des spécialistes du domaine judiciaire, basé sur des cas atypiques, de la désinformation et de faux besoins en matière judiciaire. Voici d’ailleurs ce que Mylène Jaccoud, professeure agrégée à l’École de criminologie et chercheure associée au Centre international de criminologie comparée (et qui m’a déjà enseignée la méthodologie qualitative dans le cadre d’un cours préparatoire à la maîtrise), avait à dire à ce propos (plus de détails sur le site des nouvelles de l’Université de Montréal):
Le projet de loi C-10 propose de s’attaquer à un phénomène criminel présenté comme de plus en plus présent et préoccupant dans la société canadienne. Or, les statistiques indiquent que la criminalité est non seulement à la baisse, mais que l’implication des jeunes dans les crimes graves est faible et que le modèle canadien de libération conditionnelle et de réinsertion sociale, modèle de plus en plus reproduit dans le monde, est une réussite. Le projet de loi se veut également une réponse à une demande des citoyens qui seraient inquiets et réclameraient des mesures plus répressives. Or, les études démontrent que, lorsqu’on offre l’occasion aux citoyens de réfléchir sur les questions de justice, ils proposent des peines comparables à celles imposées par les tribunaux et adoptent des attitudes très nuancées qui prônent la réhabilitation plutôt que la répression. Le projet de loi C-10 se veut également une manière de répondre aux attentes et désirs des victimes. Or, l’ensemble de la communauté scientifique s’entend pour dire que les victimes sont satisfaites quand elles sont d’avis que le processus judiciaire a été juste et qu’elles ont été entendues. La durée de la peine a très peu d’effet sur leur satisfaction. Nous déplorons le fait que plusieurs acteurs politiques basent leur argumentation sur des cas atypiques (p. ex. Karla Homolka) qui suscitent la révolte et la peur et non sur des données scientifiques.
Selon vous, le sénateur Boisvenu a-t-il encore sa place au comité sénatorial, au sénat?
La Criminologue
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Patrick Lagacé a interviewé le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu et je vous encourage fortement à visionner l’entrevue ici, qui a été mise en ligne le 2010-10-13 sur le site de Télé-Québec.
C’est une entrevue touchante, on voit que Patrick Lagacé prend des gants blancs parce que monsieur Boisvenu est en quelque sorte un intouchable et le journaliste le lui reflète d’ailleurs durant la rencontre. J’ai néanmoins aimé l’entretien, les questions qui ont été posées étaient somme toute directes, claires et pertinentes. Je suis d’accord avec le sénateur à savoir que les victimes d’actes criminels méritent davantage de droits et de reconnaissance. Est-ce que son discours est quelque peu teinté en raison du drame qu’il a vécu, je crois parfois que oui. Je ne suis pas toujours d’accord avec son point de vue, mais si la cause des victimes peut avancer à cause de sa détermination, ce sera un gain énorme pour ces personnes qui n’ont que bien peu de place dans notre système judiciaire.
Hugo Bernier, l’assassin de Julie Boisvenu, la regrettée fille du sénateur, sera éligible à une libération conditionnelle en 2016. Advenant qu’il obtienne ce privilège, monsieur Boisvenu compte demander aux professionnels du Service correctionnel du Canada la garantie qu’il ne récidivera pas. Hugo Bernier avait commis trois délits avant d’assassiner Julie Boisvenu et le sénateur est d’avis que les professionnels ayant géré le cas du meurtrier n’ont pas fait leur travail à ses premiers délits puisqu’il a récidivé et qu’ils ne l’avaient pas vu venir.
Je ne connais pas les détails entourant les antécédents d’Hugo Bernier, mais c’est vrai que sa récidive est des plus terrible et elle n’aurait jamais dû avoir lieu. Malheureusement, même avec tous les outils statistiques et les meilleurs cliniciens du milieu, il peut arriver des évènements de la sorte et c’est vrai que c’est révoltant, voire inacceptable. Comment est-ce possible? Parce qu’on travaille avec la machine la plus complexe qui soit: l’être humain. Même si nous sommes convaincus de telle ou telle chose et qu’on a l’appui tant des statistiques que des meilleurs professionnels, il y aura toujours une zone que nous n’arriverons jamais à prédire avec exactitude parce qu’elle appartient au délinquant. S’il a l’intention de récidiver, ou bien de rester dans le droit chemin, lui seul le décidera. Et c’est ce qui nous rend le plus démuni dans notre métier, justement, cette zone grise sur laquelle seul le délinquant a le contrôle.
Peut-être est-ce utopique, mais j’aime penser qu’un jour ce sera finalement possible. Je souhaite sincèrement que toute victime d’actes criminels et/ou les membres de l’entourage obtiennent la garantie que le criminel ne récidivera plus. Sincèrement.
La Criminologue
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23:24
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Oct
25
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Mais à cause d’un conflit d’horaire, je ne pouvais pas
En fait, j’ai été invitée à participer à l’émission “Scène municipale“, diffusée à VoxTv, dans le cadre d’un reportage traitant de la réhabiliation à Montréal et du projet de loi visant à couper les pensions de vieillesse aux détenus.
Même si ce que j’ai majoritairement fait sur mon blogue c’est de nuancer les propos du sénateur Boisvenu, comme ici (Inspirée d’un article de Pierre-Hugues Boisvenu) et ici (Les victimes d’actes criminels), n’empêche que j’admire énormément son courage d’avoir traversé deux terribles épreuves; l’assassinat de sa fille Julie Boisvenu et le décès accidentel de son autre fille, Isabelle. Est-ce étonnant qu’il se soit autant investi auprès des victimes d’actes criminels et qu’il en fasse maintenant son cheval de bataille? Voici d’ailleurs un article du Sélection du Reader’s Digest “Vos héros de 2006“, dans lequel on en découvre un peu plus sur Pierre-Hugues Boisvenu.
Même si ça avait été de mettre ma tête sur le billot, en quelque sorte, en tant que criminologue qui croit en la réinsertion sociale, j’aurais aimé faire partie de ce débat.
Bonne journée!
La Criminologue
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10:58
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Jun
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Une étudiante en criminologie de l’Université de Montréal m’a posé deux questions en rafale hier via courriel, les voici:
- Que penses-tu du projet de loi C-23?
- Pourquoi les criminologues ont gardé le silence à ce sujet?
Rappelons que le projet de loi C-23, présenté au parlement en mai dernier, prévoit notamment que les délinquants ayant commis des crimes graves doivent attendre 10 ans (au lieu de 5 ans, 3 ans pour les infractions punissables sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire,) pour se voir octroyer un pardon de la part de la Commission nationale des libérations conditionnelles (CNLC). Qui plus est, certains délinquants sexuels ne seraient même jamais admissibles au pardon. Je soupçonne cet empressement à voter cette loi essentiellement dans le but d’empêcher Karla Homolka d’obtenir un pardon. Elle aurait effectivement pu en faire la demande à la CNLC le 5 juillet prochain, soit 5 ans après l’expiration de son mandat fédéral. Comme je l’expliquais dans un article que j’avais récemment écrit sur le sujet,
“Il est important de mentionner qu’un pardon n’efface pas une condamnation, il a pour effet de placer le casier judiciaire à part des autres, notamment au Centre d’information de la police canadienne (CIPC). Par exemple, lorsqu’un employeur effectuera une recherche à savoir si un employé potentiel possède un casier judiciaire, le dossier ayant été masqué n’apparaîtra pas dans sa recherche. Par ailleurs, une personne s’étant vu délivrer un pardon ne peut pas affirmer qu’elle ne possède pas de casier judiciaire, elle a été condamnée pour une infraction pénale pour laquelle elle a reçu un pardon. À noter que cette procédure est valide au Canada seulement. Par exemple, si un individu obtient un pardon, mais possède un casier judiciaire dans un autre pays, celui-ci ne sera pas classé à part. Qui plus est, plusieurs pays ne reconnaissent pas le pardon obtenu au Canada.”
Pourquoi est-il quelque peu inutile de demander un pardon dans le cas de Karla Homolka (maintenant Karla Teale)? Parce que sa cause a tellement été médiatisée que la majorité des gens connaît son identité et ses antécédents criminels. Très difficile pour elle de conserver son anonymat: à quoi ça servirait que son casier judiciaire soit placé ailleurs si tout le monde sait qu’elle en possède un de toute manière?
Aussi, je trouve que le terme “pardon” porte à confusion. Comme si la CNLC pardonnait les crimes qu’un individu a perpétrés. En fait, il serait davantage approprié de parler de certificat de réhabilitation.
Mais qu’est-ce que je pense concrètement du projet de loi C-23? Je me questionne sur son utilité. On apprend ici que 96% des personnes ayant obtenu un pardon ne récidivent pas. Obtenir un pardon permet de tourner la page sur les erreurs du passé, de concrétiser la bonne conduite depuis le temps écoulé depuis l’expiration de la peine. C’est encourageant pour une personne d’obtenir un pardon, n’est-ce pas une source de motivation à continuer un mode de vie de citoyen respectueux des lois? N’oublions pas que la CNLC étudie chaque demande de pardon et refusent certaines d’entre elles, l’octroi n’est pas automatique. En ce qui concerne les délinquants sexuels, la Loi sur le casier judiciaire avait été modifiée en août 2000, permettant notamment de renforcer la “la capacité des forces policières pour étudier les antécédents criminels des délinquants qui désirent travailler avec des enfants. Cela comprend un examen des casiers judiciaires pour repérer certaines infractions sexuelles pour lesquelles des délinquants ont obtenu un pardon.” Vous trouverez d’ailleurs ici la section consacrée au pardon sur le site internet de la CNLC. Voici d’ailleurs une autre citation intéressante:
“Grâce à un « indicateur » placé sur les dossiers des délinquants sexuels dans le Centre d’information de la police canadienne, les services de police peuvent apprendre l’existence d’un dossier de pardon, puis demander au ministre de la Sécurité publique Canada l’autorisation de le consulter.
Si un délinquant ayant obtenu un pardon pour une infraction sexuelle postule un emploi qui comprend le travail avec des enfants ou des personnes vulnérables, un corps policier ou tout autre organisme autorisé peut vérifier si le postulant a bien obtenu un pardon. Le postulant doit toutefois consentir par écrit à la vérification. Une personne ou un organisme qui obtient ces renseignements en vertu de cet article par rapport à une demande d’emploi ne doit pas utiliser ou communiquer ces renseignements pour autre chose que l’évaluation de la demande.”
Le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu est favorable à l’adoption de ce projet de loi, qu’il juge souhaitable dans l’intérêt des victimes d’actes criminels. Son cheval de bataille réside en le fait d’accroître leurs droits, de leur donner plus de pouvoir dans notre système judiciaire. Nous nous rejoignons sur ce point puisque j’ai toujours eu à coeur cette cause également.
Mais dans le cas de ce projet de loi, qu’est-ce que ça donnerait de plus aux victimes exactement? Est-ce absolument nécessaire de retirer des privilèges aux délinquants sous prétexte que l’objectif à atteindre est la reconnaissance des droits des victimes? Ne serait-il pas possible d’équilibrer le balancier dans l’autre sens: c’est-à-dire de donner de vrais droits aux victimes? Parce que je peux dire sincèrement qu’elles ont bien peu de place dans notre système judiciaire. Mais ce n’est pas en retirant des privilèges aux criminels que ça leur en donnera en retour.
En terminant, en ce qui concerne l’opinion des criminologues, je sais que Jean-Claude Berheim, membre du conseil d’administration de la Société John Howard, s’était prononcé sur la question. Nous partageons sensiblement le même point de vue d’ailleurs. Voir l’article intégral ici.
En espérant avoir répondu à ta question, chère étudiante!
La Criminologue
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