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pédophile

Dec
2
La Criminologue

Voici un article paru mardi le 30 novembre sur le site Internet de Cyberpresse à cet égard.

“Malgré de louables efforts, la couronne de Noël qui orne l’entrée du pénitencier Archambault n’arrive à égayer ni les lieux, ni ce dernier jour glacial de novembre. C’est là, dans cet établissement carcéral classé «super maximum», tout au bout d’un champ à Sainte-Anne-des-Plaines, que le tueur d’enfants le plus impitoyable du Canada, Clifford Olson, s’est de nouveau fait refuser la liberté conditionnelle, mardi matin.”

D’emblée, il y a une erreur dans la citation précédente. L’Unité spéciale de détention, communément appelée le super maximum, se trouve dans le pénitencier Centre régional de réception, un établissement à sécurité maximum, et non à l’établissement Archambault, qui lui est un pénitencier à sécurité médium.

“Après avoir délibéré pendant quelques minutes, la Commission nationale des libérations conditionnelles a décrété qu’Olson, malgré ses presque 30 ans d’incarcération, n’avait pas changé et qu’il constituait toujours un risque pour la société.”

Depuis septembre 2010, l’instance décisionnelle citée plus haut porte maintenant le nom de Commission des libérations conditionnelles du Canada.

Fin des corrections se trouvant dans l’article, c’est mon côté pointilleux et rigoureux qui veut que vous ayiez les informations les plus justes possibles, que voulez-vous!

“Depuis son arrestation, en août 1981, et sa condamnation, en janvier 1982, Olson n’a participé à aucun programme de réhabilitation. Aux yeux de son agente de libération conditionnelle, il n’a fait aucun progrès. [...] Mardi, quand le commissaire Denis Couillard lui a demandé quels progrès il avait faits depuis, Olson a répondu: «Je me suis tenu loin du trouble et j’ai fait des cours d’université en psychologie et en criminologie.» Le commissaire a signalé que ce n’est pas très difficile de rester «loin du trouble» quand on est enfermé en cellule toute la journée. «Je ne suis pas enfermé toute la journée», a rétorqué Olson.”

Moi même, qui rédige des rapports dans lesquels je recommande ou non une libération et qui participe à des audiences devant la CLCC, trouve que de n’avoir fait aucun programme correctionnel est assez inquiétant quand on a un passé criminel lourd comme celui de Olsen. Qu’est-ce qui serait un signe encourageant laissant croire que le risque de récidive s’est amenuisé et serait acceptable pour la société? Avoir fait des cours en psychologie et criminologie. Malheureusement, ils ne ciblent pas les facteurs contributifs à la criminalité et ne font encore moins office de thérapie. Ils permettent d’apprendre de nouvelles connaissances, non pas de traiter une déviance ou d’effectuer une introspection personnelle, ou du moins, pas une introspection suffisante considérant les progrès d’envergure qui sont attendus avant de permettre toute forme de libération.

Un rapport psychiatrique décrit Olsen comme “un pédophile, un sadique sexuel probablement nécrophile qui ne montre aucun remords” (même s’il prétend au contraire éprouver des remords). Mais ce rapport contient peut-être des informations qui ne sont plus à jour aujourd’hui parce que depuis 1997, l’individu refuserait d’être évalué par des psychiatres.

Donc avec aucun indice encourageant, ni aucun progrès sur lequel s’appuyer pour affirmer que le pronostic est positif dans le cas de monsieur Olsen, il est évident qu’il n’arrive pas à accéder à une libération; le risque qu’il représenterait pour la société est inacceptable. D’ailleurs, Olsen s’est engagé à ne plus demander de libération conditionnelle à l’avenir. Cela sera donc moins éprouvant pour les familles des victimes, pour qui il s’agit probablement d’un terrible coup de couteau, à chaque fois qu’il fait la demande que lui soit octroyée une libération, dans une plaie qui n’arrivera jamais à se cicatriser complètement.

La Criminlogue

La Criminologue
10:19
 
Nov
28
La Criminologue

Voir l’article paru sur Cyberpresse  le 2010-11-26.

C’est ce que Gabriel Cantin, 71 ans, présumé cyberpédophile, aurait dit à la police pour expliquer le fait qu’il possède plus de 100 000 photos d’abus sexuels d’enfants dans son ordinateur. 16 000 vidéos et 20 000 photos ont été retrouvés dans deux des quarante-trois disques durs qui se trouvaient au domicile de Cantin. Il a aussi été rapporté qu’une mini caméra avait été cachée dans sa salle de bain pour filmer les gens à leur insu. Le présumé cyberpédophile a également avoué avoir filmé des enfants dans la cour de l’école primaire, sur laquelle sa fenêtre donne par ailleurs, de même que des enfants marchant sur le trottoir devant chez lui. Selon le Module d’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales du Service de police de la Ville de Montréal, il s’agirait d’un des dossiers avec la quantité la plus importante de matériel de pornographie juvénile saisie de l’histoire de cette section d’enquête spécialisée. Précisons que Cantin n’est pour l’instant pas accusé d’avoir abusé sexuellement les jeunes victimes dans le matériel qu’il avait en sa possession. En fait, cinq chefs d’accusation de possession, de production et de distribution de matériel de pornographie juvénile pèsent actuellement contre lui.

L’individu doit revenir en cour le 16 mars prochain. D’ici là, moyennant un dépôt de 2000$ et s’engager personnellement pour 5000$, de même que respecter certaines conditions, soit ne pas posséder ni faire l’usage d’un ordinateur, ne pas avoir accès à Internet et ne pas se trouver seul ne présence de mineurs, Cantin est libéré sous caution.

Qu’en pensez-vous, auriez-vous jugé nécessaire qu’il soit incarcéré en attente de repasser devant le juge?

La Criminologue

La Criminologue
23:25
 
Apr
9
La Criminologue

Après m’être fait littéralement ramasser ici par un fervent admitateur de Sa Papeauté, qui m’accusait, entre autres, de calomnier contre le pape Benoît XVI en lui prêtant des gestes ignobles. Ah oui, il m’accusait également de propos diffamatoires, bref..

J”aurais envie qu’il commente cette nouvelle qui fait actuellement la manchette, faisant encore état d’un homme de foi et de pédophilie. il s’agit de l’ex-évêque Raymond Lahey, qui a ayant été autrefois reconnu coupable de possession et importation de matériel pornographique juvénile, est maintenant accusé d’agression sexuelle.

Est-ce moi où on dirait qu’on entend que ça ces temps-ci, aux nouvelles, des scandales sexuels en lien avec l’Église Catholique.

Sur ce, profitez bien de cette dernière journée de la semaine. Ne vous découragez pas avec le mauvais temps, on est sensé avoir du beau temps ce week-end!

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10:00
 
Mar
31
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Jeudi le 1er avril, à 20h00 sur les ondes de Télé-Québec, à l’émission Une pilule, une petite granule sera abordé notamment le traitement de la pédophilie. J’ai reçu beaucoup de questions à ce propos et je pense que ça pourrait être intéressant.

Qui sait, peut-être que ça ébranlera le mythe selon lequel la pédophilie ne se traite pas.

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21:16
 
Mar
8
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On apprenait ici que Daniel Cormier, le prétendu pasteur qui avait fondé l’Église du centre-ville (dans un logement de quatre pièces à Montréal), a écopé aujourd’hui d’une sentence de neuf mois d’emprisonnement relativement à une affaire d’agression sexuelle sur une adolescente de 16 ans. Cette peine s’ajoute à la sentence de cinq ans de détention qu’il était actuellement en train de purger pour des délits semblables.

Récidiviste, il a écopé en janvier 2009 d’une peine de cinq ans de pénitencier pour avoir agressé sexuellement une fillette de 10 ans, qu’il prétentait avoir mariée, sur une période de près de quatre ans. Plus de détails ici. De plus, il appert qu’il agissait à titre de gourou et qu’il profitait de la fragilité psychologique de ses victimes. Il clamait son innocence durant son premier procès, prétextant que la fillette de 10 ans était amoureuse de lui.  À aucun moment, Daniel Cormier n’aurait exprimé de remords envers ses victimes. 

Dans la présente affaire, Cormier rejetait la responsabilité des gestes commis sur sa victime, l’adolescente de seize ans, prétextant qu’elle était manipulatrice et menteuse. Voici ce que le juge a déclaré avant de prononcer un verdict de culpabilité, plus d’informations ici:

«Quelle intention, autre que sexuelle, pouvait animer l’accusé en faisant asseoir la plaignante sur ses genoux, s’étendre avec elle à l’arrière de son véhicule, l’embrasser, lui mettre la main sur son pénis, passer la nuit en retraite dans la même chambre et dans le même lit qu’elle, et lui mettre la main sur les parties génitales»

Lorsque j’ai lu l’article une première fois, je me suis dit: «Oh! Neuf ans de détention pour un récidiviste sexuel, j’ai rarement vu une peine aussi élevée.» jusqu’à ce que je me rende compte qu’il avait finalement écopé de neuf mois d’emprisonnement supplémentaires. Je ne possède aucun détail de l’affaire, je serai donc prudente dans mes affirmations. Cependant, nous avons affaire à un récidiviste, il profitait de la fragilité de ses victimes, était en position d’autorité envers elles, il  nie les faits qui lui sont reprochés et n’éprouverait pas de remords envers ses victimes. Est-ce moi qui est trop sévère, ou trop habituée à travailler avec des individus ayant écopé de sentences beaucoup plus lourdes lors d’une récidive criminelle, où neuf mois ne m’apparaît pas beaucoup pour les gestes commis?

MAJ 2010-03-10

Le titre initial de l’article, 9 mois de prison pour un pédophile récidiviste portait à confusion et j’avoue que j’ai peut-être triché un peu.  Le fait est que comme l’adolescente était âgée de 16 et 17 ans au moment des faits reprochés, on ne parle pas de pédophilie, mais bien d’agression sexuelle. Les actes de pédophilie semblent être survenus en second (avec la fillette de 10 ans), chronologiquement parlant.  Conséquemment, il ne s’agit pas d’un pédophile ayant récidivé avec des actes de même nature, mais bien d’un agresseur sexuel ayant récidivé en commettant des actes de pédophilie. Comme je me suis donné le mandat de bien vous informer, l’article méritait une précision.  J’ai également apporté un correctif au titre afin d’être conséquente.

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16:07
 
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Qui est la Criminologue?

Une femme passionnée d'intervention désirant clarifier certains mythes quant à la profession de criminologue. Elle désire aussi partager des anecdotes du métier et sur le plan personnel aussi. Le plus souvent cocasses, elles permettent d'illustrer quelques exemples de ce qu'un criminologue peut vivre au quotidien et surtout, de démontrer qu'elle ne se prend pas au sérieux!

Pour me joindre: lacriminologue@live.fr

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