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Earl Jones

Mar
24
La Criminologue

On l’apprend ici, dans un article paru sur Cyberpresse aujourd’hui: la libération automatique au sixième de la peine est abolie à compter d’aujourd’hui. Cette libération, appelée procédure d’examen expéditif, était appliquée lorsqu’un ou une délinquante écopait d’une première peine de détention dans un pénitencier fédéral, l’infraction commise devait être exempte de violence et le juge, dans le cas d’infraction grave liée à la drogue, ne devait pas avoir fixé de restriction quant à la date d’admissibilité à la libération conditionnelle.

Cette abolition fera en sorte que les délinquants qui seront maintenant libérés l’auront mérité, contrairement à plusieurs qui obtenaient un élargissement par automatisme en vertu de la loi. Pour ma part, je suis en accord avec la nouvelle loi parce que je suis d’avis qu’une libération doit se mériter. Cela donnera le temps aux détenus de participer à des programmes qu’ils n’auraient pas le temps de compléter en ne demeurant que six mois ou le sixième de leur peine en détention. Mais bon, il est utopique de penser que tous les détenus qui seront libérés auront fait un meilleur cheminement personnel. Effectivement, certains, sachant qu’ils ne seront pas libérés automatiquement au sixième de leur peine, seront sans doute tentés de ne participer à aucun programme correctionnel et d’attendre leur libération d’office pour être libérés. Rien pour aider la surpopulation carcérale tout ça. Mais bon, nous serons à même de constater dans les prochains mois les conséquences de l’imposition de cette nouvelle loi.

Rappelons que le projet de loi C-59 visait essentiellement les criminels à cravate comme Earl Jones et Vincent Lacroix. Ce dernier a été libéré plus tôt cette année afin d’actualiser une semi-liberté selon la procédure d’examen expéditif, la nouvelle loi ne le touchera donc pas. Quant à Earl Jones, il ne sera pas libéré automatiquement au sixième de sa peine; les Conservateurs auront donc touché une de leur cible. J’espère que nous serons à même de constater des changements positifs chez les détenus qui seront libérés dans les mois à venir. Si certains détenus devront rester plus longtemps en détention, j’espère qu’ils utiliseront le temps supplémentaire passé derrière les barreaux à bon escient en s’investissement par exemple dans un programme académique, un programme correctionnal ou un suivi psychologique.

Et vous, que pensez-vous de cette nouvelle loi?

La Criminologue

La Criminologue
21:15
 
Mar
1
La Criminologue

J’ai trouvé un article fort intéressant ici, qui dresse une liste de précautions à prendre lorsque vient le temps de faire des investissements.

Comme les affaires Vincent Lacroix, Bernard Madoff et Earl Jones sont relativement récentes et ont engendré un sentiment de révolte au sein de la population, je crois que les gens feront preuve de plus de prudence dans la façon dont ils investiront leurs économies.

Enrayer complètement la criminalité est utopique, mais plus on fait preuve de prudence, plus on met les chances de son côté, non?

La Criminologue

La Criminologue
15:51
 
Feb
20
La Criminologue

On a appris lundi dernier que Earl Jones, âgé de 67 ans, a été condamé à onze ans de détention pour avoir commis une fraude d’un peu plus de 50 millions de dollars.  Rappelons qu’environ 200 investisseurs avaient alors été floués.

Alors je vous demande, êtes-vous satisfaits de la peine dont il a écopée?

Voici d’ailleurs, pour les intéressés, l’intégral du jugement de la Cour du Québec

http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/services-professionnels/earl-jones-le-jugement-prononce-par-le-juge-helene-morin/510275

Je me suis promenée sur quelques blogues pour prendre le pouls des gens à cet effet.  Il en ressort principalement un sentiment d’insatisfaction, si je me fie aux commentaires que j’ai lus.  Certains criaient à l’injustice, à savoir que Jones ne purgera que 4 ou 5 mois de prison pour ensuite s’envoler à l’étranger pour se la couler douce avec l’argent qu’il aurait caché là-bas.  J’aimerais rectifier quelques faits puisque j’ai lu ce genre de commentaire à quelques reprises.  Earl Jones, s’il s’agit de sa première peine de détention fédérale, ne restera pas que 4 ou5 mois en prison. Il devra purger le sixième de sa peine derrière les barreaux, soit 1,83 an. Ensuite, il devra séjourner en maison de transition jusqu’à ce sa libération conditionnelle totale soit effective, soit au tiers de sa peine (3.67 ans). Il passera donc une période de temps considérable en maison de transition.  Jusqu’à ce que sa sentence soit terminée, Earl Jones ne pourra pas sortir du pays puisque de demeurer au Canada est une condition de mise en liberté inscrite à tous les certificats de libération.

De plus, je me questionnais à savoir où en était rendu le projet de loi que le gouvernement Harper voulait faire adopter pour rendre les peines plus sévères dans les cas de délits de fraude.  Une étudiante en technique juridique du Collège Ahunstic m’a informée que:

«Le Code Criminel prévoit une peine maximale de 14 ans pour les infractions de 5 000$ ou plus (infractions visées à 380(1)). Il n’y a donc aucune peine minimale de prévu pour ce type d’infraction. Le projet de loi viserait essentiellement à mettre une peine minimale de 2 ans pour les fraudes de 1 million et plus…
À cette peine s’additionne les circonstances aggravantes… mais reste que ça fait pas une énorme différence.

C’est le projet de loi C-52 du Parlement: http://www2.parl.gc.ca/Sites/LOP/LegislativeSummaries/Bills_ls.asp?lang=F&ls=c52&source=library_prb&Parl=40&Ses=2

Il a été déposé à la chambre des communes en octobre, alors ça sera pas en vigueur toute suite.»

Pour ma part, je suis d’avis que l’on devrait être plus sévère dans les cas de délits de fraude.  Bien ce type de délit est exempt de violence, il engendre des conséquences négatives sur bon nombre de gens.  Certains ne sont victimes que d’une fraude mineure, tant mieux pour eux.  D’autres, comme dans le cas des victimes de Vincent Lacroix et Earl Jones notamment, ont malheureusement vu les économies d’une vie s’évaporer sous leurs yeux.  Des hommes et des femmes retraités ont dû retourner sur le marché du travail parce qu’ils avaient tout perdu.  Je pourrais en énumérer encore longtemps, des exemples de la sorte.

On ne le dira jamais assez, avant de confier vos économies à quelqu’un, vérifiez que la personne soit inscrite auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF).  Et si c’est trop beau pour être vrai, c’est que ça l’est.  On ne peut pas investir 100$ et en récolter 10 000$ la semaine suivante et qu’en prime, la transaction soit légale.  Même de façon criminelle ça semble difficile alors..

Voici d’ailleurs une publicité mettant en vedette Guy Mongrain, qui a été lui-même victime d’une fraude importante par le passé.

Publicité Guy Mongrain victime de fraude

En parlant d’investissements, c’est la période des REER jusqu’à la fin du mois.  Même si c’est plate à mourir, avez-vous pensé à cotiser cette année?

La Criminologue

La Criminologue
13:33
 
Jan
26
La Criminologue

On apprenait aujourd’hui que le procès des cinq co-accusés de Vincent Lacroix a avorté en raison de l’incapacité des jurés de rendre un verdict les concernant.  Que les investisseurs floués doivent être déçus, je suis de tout coeur avec eux.  Mais également, les accusés serait également déçus, apprenait-on ici.  Déçus de peut-être subir un autre procès, de voir leur vie et celle de leur famille bouleversée, déçus de ne pas s’être fait proclamer innocents devant le tribunal. 

De plus en plus, les crimes à caractère financier font la manchette, prenons par exemple le scandale des commandites, l’affaire Norbourg, l’affaire Bernard Madoff ou le cas de Earl Jones.  Je crois que cette médiatisation a pour effet d’ouvrir les yeux sur ce type de criminalité, qui touche énormément d’individus.  Communément appelés les bandits à cravate, les fraudeurs sont maintenant sous les projecteurs.  Je suis satisfaite qu’on reconnaisse davantage l’étendue des conséquences négatives des délits de fraude.  Bien que certains n’ont perdu que quelques dollars, d’autres, bien moins chanceux, ont vu s’évaporer les économies amassées pendant toute leur vie.  Retrouvés devant presque rien, certains doivent retourner sur le marché du travail tandis qu’ils ont économisé pendant plusieurs décennies pour s’offrir une retraite confortable.  Je trouve cela bien dommage et j’espère de tout coeur que les victimes de tels crimes obtiendront réparation, même si c’est utopique de penser ainsi. J’ai déjà entendu que les personnes victimes de crimes à caractère financier n’étaient pas de vraies victimes puisque personne ne s’en était pris à elles de manière physique. Elles n’ont peut-être pas été violées, battues ou meurtries, les conséquences de ce genre de délit ne sont pas perceptibles de l’extérieur.  Mais les sentiments de détresse, de désespoir et de colère qu’elles peuvent ressentir de s’être fait flouer sont, je vous l’assure, malheureusement bien présents et ne s’estomperont sans doute jamais complètement.

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23:38
 
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Qui est la Criminologue?

Une femme passionnée d'intervention désirant clarifier certains mythes quant à la profession de criminologue. Elle désire aussi partager des anecdotes du métier et sur le plan personnel aussi. Le plus souvent cocasses, elles permettent d'illustrer quelques exemples de ce qu'un criminologue peut vivre au quotidien et surtout, de démontrer qu'elle ne se prend pas au sérieux!

Pour me joindre: lacriminologue@live.fr

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