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Sur le site RedrumAutographs, on y fait la promotion de cette lettre de quatre pages écrite par Robert Pickton, qui été reconnu coupable en 2007 de six chefs d’accusation de meurtre au second degré. Les victimes sont des prostituées et la police a découvert de l’ADN humain dans les excréments des porcs qu’élevaient Pickton, de même que des morceaux humains dans le hachoir servant à hacher la viande. Il aurait avoué à co-détenu qu’il avait en fait assassiné 49 femmes et qu’il aurait aimé en tuer une autre pour pouvoir recommencer une autre série de 25 meurtres.
Voici donc la présentation que fait le site de la lettre de Pickton, mise en vente pour la modique somme de 300 $ US(!):
“This is a superbe 4 handwritten pages from June 2003 written by Robert Pickton. Nice early with original BC North Fraser Pre-Trial Center envelope signed in full and victim pictures. The first page is also signed Robert W Pickton and the end of the letter is also signed in full wich is very very rare…usually he signed willie and we’ve never seen a full signature at the end of a letter besides this one…. One of the earliest letter we’ve seen. This is very unusual and a superbe collectors piece!”
Sur ce site Internet, divers objets reliés à des tueurs en série aussi célèbres que Theodore Bundy, Jim Jones, Charles Manson, Clifford Olsen et Robert Pickton sont en vente. On y retrouve notamment une carte de Noël écrite par Theodore Bundy pour la modique somme de 1800$ US et une photo de Charles Manson pour 1300$ US. De ce que je comprends, plus l’assassin est connu et ses crimes odieux, plus cher se vendent les items.
Tous types d’objets sont mis en vente sur le site, dont un morceau de la pierre tombale d’un tel, un morceau de la cloture où un autre a commis ses meurtres.
Est-ce que je suis la seule que ça choque, ce genre de site Internet? Je peux comprendre que les tueurs en série piquent la curiosité de certains puisque les gestes qu’ils ont posé sont odieux. Que ça suscite de la fascination, je trouve ça étrange. Voulez-vous bien me dire pourquoi des gens voudraient avoir chez eux des toiles peintes par des serial killers, voire même des objets aussi futiles qu’un porte-clé (160$ US!!?) et un bracelet d’hôpital (180$ US!!?). Je trouve malsain qu’on veuille posséder ce genre de choses; ces individus ont quand même fait subir des monstruosités à des innocents! Je trouve que c’est un manque de respect envers les victimes et les membres de leur famille.
Même si je travaille avec des criminels, ils ne me fascinent pas. Si c’était le cas, je ne pourrais tout simplement pas faire mon travail. Je suis assez difficilement mal à l’aise, mais ce site Internet a provoqué un malaise chez moi puisque je trouve ça déplacé pour les victimes et leurs proches. Je trouve ça inconcevable que parce qu’ils ont violé/tortué/tué des gens, les tueurs en série jouissent d’une popularité et réussissent à vendre un objet leur appartenant presque plus cher que s’il avait appartenu à une vedette rock.
Qu’en pensez-vous?
La Criminologue
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19:46
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Dec
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Voici un article paru mardi le 30 novembre sur le site Internet de Cyberpresse à cet égard.
“Malgré de louables efforts, la couronne de Noël qui orne l’entrée du pénitencier Archambault n’arrive à égayer ni les lieux, ni ce dernier jour glacial de novembre. C’est là, dans cet établissement carcéral classé «super maximum», tout au bout d’un champ à Sainte-Anne-des-Plaines, que le tueur d’enfants le plus impitoyable du Canada, Clifford Olson, s’est de nouveau fait refuser la liberté conditionnelle, mardi matin.”
D’emblée, il y a une erreur dans la citation précédente. L’Unité spéciale de détention, communément appelée le super maximum, se trouve dans le pénitencier Centre régional de réception, un établissement à sécurité maximum, et non à l’établissement Archambault, qui lui est un pénitencier à sécurité médium.
“Après avoir délibéré pendant quelques minutes, la Commission nationale des libérations conditionnelles a décrété qu’Olson, malgré ses presque 30 ans d’incarcération, n’avait pas changé et qu’il constituait toujours un risque pour la société.”
Depuis septembre 2010, l’instance décisionnelle citée plus haut porte maintenant le nom de Commission des libérations conditionnelles du Canada.
Fin des corrections se trouvant dans l’article, c’est mon côté pointilleux et rigoureux qui veut que vous ayiez les informations les plus justes possibles, que voulez-vous!
“Depuis son arrestation, en août 1981, et sa condamnation, en janvier 1982, Olson n’a participé à aucun programme de réhabilitation. Aux yeux de son agente de libération conditionnelle, il n’a fait aucun progrès. [...] Mardi, quand le commissaire Denis Couillard lui a demandé quels progrès il avait faits depuis, Olson a répondu: «Je me suis tenu loin du trouble et j’ai fait des cours d’université en psychologie et en criminologie.» Le commissaire a signalé que ce n’est pas très difficile de rester «loin du trouble» quand on est enfermé en cellule toute la journée. «Je ne suis pas enfermé toute la journée», a rétorqué Olson.”
Moi même, qui rédige des rapports dans lesquels je recommande ou non une libération et qui participe à des audiences devant la CLCC, trouve que de n’avoir fait aucun programme correctionnel est assez inquiétant quand on a un passé criminel lourd comme celui de Olsen. Qu’est-ce qui serait un signe encourageant laissant croire que le risque de récidive s’est amenuisé et serait acceptable pour la société? Avoir fait des cours en psychologie et criminologie. Malheureusement, ils ne ciblent pas les facteurs contributifs à la criminalité et ne font encore moins office de thérapie. Ils permettent d’apprendre de nouvelles connaissances, non pas de traiter une déviance ou d’effectuer une introspection personnelle, ou du moins, pas une introspection suffisante considérant les progrès d’envergure qui sont attendus avant de permettre toute forme de libération.
Un rapport psychiatrique décrit Olsen comme “un pédophile, un sadique sexuel probablement nécrophile qui ne montre aucun remords” (même s’il prétend au contraire éprouver des remords). Mais ce rapport contient peut-être des informations qui ne sont plus à jour aujourd’hui parce que depuis 1997, l’individu refuserait d’être évalué par des psychiatres.
Donc avec aucun indice encourageant, ni aucun progrès sur lequel s’appuyer pour affirmer que le pronostic est positif dans le cas de monsieur Olsen, il est évident qu’il n’arrive pas à accéder à une libération; le risque qu’il représenterait pour la société est inacceptable. D’ailleurs, Olsen s’est engagé à ne plus demander de libération conditionnelle à l’avenir. Cela sera donc moins éprouvant pour les familles des victimes, pour qui il s’agit probablement d’un terrible coup de couteau, à chaque fois qu’il fait la demande que lui soit octroyée une libération, dans une plaie qui n’arrivera jamais à se cicatriser complètement.
La Criminlogue
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10:19
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Oct
15
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Le gourvement de Stephen Harper a déposé plus tôt cette année un projet de loi visant de mettre un terme aux prestations de Sécurité de vieillesse des détenus emprisonnés sous juridiction fédérale. On apprend ici que ce serait près de mille détenus qui ne recevraient plus leur pension de vieillesse, ce qui totaliserait une économie d’environs dix millions de dollars. Le projet de loi fait écho à la nouvelle choc, qui mettait en lumière le fait que Clifford Olsen, décrit comme un des pires criminels que le Canada ait connu, recevait toujours sa pension de vieillesse même s’il croupit derrière les barreaux.
Je comprends que compte tenu que les détenus sont logé et nourris, une pension de vieillesse ne s’avère pas vitale pour bénéficier de soins de base. Si c’est par souci d’économie et de couper à des endroits où on distribue de l’argent inutilement, soit. Cependant, je doute fort que le gouvernement Harper ait agi ainsi pour cette raison, mais bien pour réduire, une fois de plus, les acquis des délinquants. Depuis son entrée au pouvoir, le gouvernement conservateur ne cesse de vouloir restreindre les droits des criminels et axe son discours sur les droits des victimes. Je trouve ça génial que les victimes d’actes criminels soient davantage considérées parce qu’elles ont peu de place dans notre système de justice. Or, le gouvernement Harper veut couper du côté des délinquants, mais sans donner du côté des victimes en retour. Ce n’est pas parce qu’on restreint ou enlève les acquis des délinquants que le sort des victimes s’en trouve amélioré, loin de là. Est-ce que les ressources pour les victimes d’actes criminels sont améliorées parce qu’un détenu se voit priver de sa pension de vieillesse, non. Dormirait-elle mieux la nuit si elle pouvait participer davantage au processus décisionnel de mise en liberté sous condition de son agresseur ou s’il ne pouvait obtenir son pardon grâce au gouvernement Harper? Enlever à un ne redonne pas nécessairement à l’autre.
Pour ce qui est des pensions de vieillesse, mon opinion est mitigée. Il y a l’aspect punitif de priver un délinquant de sa pension, mais il est vrai qu’il n’en a pas besoin pour avoir un toit et se nourrir quand il est incarcéré. Ce serait des fonds qui pourraient être investis dans le système de la santé par exemple. D’un autre côté, quand quelqu’un a travaillé toute sa vie et commet un délit à un âge avancé, je trouve ça un peu injuste de le priver de sa pension, d’autant plus s’il s’agit de sa seule source de revenus. N’oublions pas que les séjours en détention peuvent être aussi courts que six mois. Recevoir une pension de vieillesse permet de pouvoir continuer de payer son appartement durant l’incarcération et souvent de subvenir aux besoins d’une épouse, qui dans son cas, ne reçoit elle aussi que cette pension. Est-ce que ça aiderait vraiment l’individu d’avoir été coupé de sa pension pour sa réinsertion sociale? Parce qu’on s’entend que repartir à neuf à 70 ans, ça doit être difficile. C’est sûr que certains, comme Clifford Olsen, voient leur compte bancaire se renflouer au fil des mois. Et c’est vrai que ça peut être choquant!
On veut priver ici, Clifford Olsen? Tout comme le projet de loi sur l’obtention du pardon visait particulièrement Karla Homolka? Si ce projet de loi permet d’investir les sommes économisées dans l’aide apportée aux victimes d’actes criminels, ce serait déjà un bon argument.
Mais couper juste pour couper dans un but essentiellement punitif, c’est bénéfique à qui?
La Criminologue
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23:23
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Mar
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Voici ma sélection de criminels auxquels je pense spontanément lorsque je me pose la question susmentionnée. Pour ne pas faire de chicane, je les ai nommés par ordre alphabétique.
Clifford Olsen. Décrit comme l’un des pires criminels de l’histoire de notre pays, Clifford Olsen est un tueur en série ayant assassiné huit filles et trois garçons âgés entre cinq et dix-huit ans dans les années ’80. Après avoir purgé 25 ans de détention, il a présenté une demande de libération conditionnelle en 2006. Cette dernière a été refusée, les trois commissaires siégeant à la Commission nationale des libérations conditionnelles ont qualifié l’individu de meurtrier en série sadique, de psychopathe et de maniaque sexuel. Olsen est toujours incarcéré à Sainte-Anne-des-Plaines et, paraîtrait-il, ne ressent ni remords, ni d’empathie envers les victimes.
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Dave Hilton Jr. Ancien champion du monde de boxe, il a été accusé d’agressions sexuelles sur ses deux filles, Anne Marie et Jeannie Hilton, alors qu’elles étaient mineures. En mars 2001, il a d’ailleurs écopé d’une peine d’emprisonnement de sept ans à ce propos. Cet individu est considéré comme un homme violent et a fait l’objet d’accusations notamment de voies de fait, de menaces de mort et d’agression armée dans un contexte conjugal. C’est la quatrième fois en deux ans que l’ancien boxeur se retrouve devant le juge pour des incidents survenus avec son ex-conjointe, Mme Joanna Colavecchio.
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Caporal Denis Lortie. Le 8 mai 1984, peu avant 10h00, le caporal Denis Lortie fait irruption au Parlement de Québec où il tire des coups de feu sur les gens qu’il croise sur son passage. Son objectif était d’atteindre le Salon bleu du Parlement. Arrivé à destination, il tira de toute part. Lortie a tué trois personnes et en a blessé huit autres. René Jalbert, directeur de la sécurité à l’Assemblée nationale et lui aussi militaire, réussit à calmer le caporal Lortie en amorçant un dialogue avec lui. Peu après 14h00 et suite à une longue discussion avec René Jalbert, Lortie se rend de aux policiers. Condamné à perpétuité au terme d’un long procès, il a obtenu une libération sous condition en 1995 et vivrait maintenant dans la région de l’Outaouais.
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Guy Cloutier. L’ancien producteur était le gérant de Nathalie Simard, qu’il a agressée sexuellement à plusieurs reprises alors qu’elle était mineure. On sait qu’il a fait une autre victime, mais son nom n’a pas été divulgué dans les médias. Le père de la célèbre et nouvelle maman, Véronique Cloutier, a écopé d’une peine d’emprisonnement de trois ans et demi en 2004. On peut lire ici que «Les évaluations psychiatriques menées sur l’accusé révèlent d’ailleurs qu’il se souciait «autant, sinon davantage, des conséquences sur sa vie, ses proches, sa carrière, son image et sa liberté que des conséquences de ses gestes sur les victimes». Au sujet de la première victime, qu’il a traitée comme son objet sexuel entre 11 et 18 ans, il déclare aux psychiatres que «bien d’autres événements [dans sa vie] ont pu la marquer davantage». Quant à la deuxième, il ne croit pas que les actes illicites (fellations, attouchements, masturbations) aient pu l’affecter.»
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Karla Homolka et Paul Bernardo. Mariée dans les années’90 à Paul Bernardo, Karla Homolka a permis à ce dernier de violer et assassiner sa jeune sœur Tammy. La scène a d’ailleurs été captée sur vidéo. Considérée initialement par la police comme une esclave sexuelle soumise, Karla Homolka trouvait des jeunes femmes que son mari et elle pouvaient violer et ensuite assassiner. Par ailleurs, Bernardo était considéré comme étant colérique et très possessif envers sa femme. Le 17 février 1993, Paul Bernardo a été arrêté puis inculpé de 43 viols et agressions sexuelles. Le 6 juillet 1993, Karla Homolka a été reconnue coupable de deux meurtres et condamnée à 12 ans de détention. Un accord avait été conclu entre la couronne et la défense, à savoir qu’en échange de toutes les informations qu’elle pouvait livrer contre Bernardo, Homolka n’aurait à purger 12 ans de pénitencier. Précisons que la peine maximale prévue au code criminel pour un meurtre prémédité est la prison à perpétuité. Le couple Bernardo-Homolka avait l’habitude de filmer les viols, les tortures et les meurtres des jeunes femmes sur vidéo, ce qui a constitué une preuve accablante lors du procès de Paul Bernardo. Il a été condamné à la prison à vie et est toujours, aux dernières nouvelles, incarcéré au pénitencier de Kingston en Ontario
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Kimveer Gill. C’était le 13 septembre 2006, lorsque Kimveer Gill a fait peu sur plusieurs étudiants au Collègue Dawson. Anastasia De Sousa a été atteinte de neuf projectiles et en est malheureusement décédée. Un autre étudiant, Hayder Kadhim, devra quant à lui vivre pour le restant de ses jours avec une balle logée dans sa tête ainsi qu’une autre dans son cou. Gill est décédé après s’être tiré une balle dans la tête, tout juste après avoir été atteint par les balles des policiers. Un suicide by cop dans le jargon, où un individu provoque délibérément les forces de l’ordre pour mourir sous une pluie de balles. Kimveer Gill était l’auteur d’un blogue sur le site vampirefreaks.com, où il faisait état de sa haine envers une société qu’il jugeait corrompue. Il détestait les gens normaux, les sportifs, les policiers , il était convaincu que personne ne pourrait jamais le comprendre. On y retrouvait également des photos de lui vêtu de vêtements gothiques et exhibant fièrement ses armes, un Beretta Cx4 Storm semi-automatique, un fusil de calibre 12, un Glock 45, couteaux de chasse et armes de poing. D’ailleurs, il se considérait comme l’ange de la mort et souhaitait mourir sous une pluie de balles. Son vœu a été exaucé…
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Marc Lépine. Auteur de la tuerie à l’École Polytechnique de Montréal, le 6 décembre 1989. Ce jour-là, 14 femmes ont été abattues et il s’est ensuite suicidé. Au début des années ’80, sa candidature est refusée aux Forces armées canadiennes en raison de son attitude antisociale. Anti-féministes, sa haine envers elles l’a poussé à commettre ce geste irréparable. Voici ici le texte intégral de sa lettre de suicide.
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Maurice «Mom» Boucher. Chef des Nomads, le chapitre québécois des Hells Angels, il purge actuellement une peine de prison à vie notamment pour avoir commandé le meurtre de deux gardiens de prison, Diane Lavigne et Pierre Rondeau. Il est incarcéré à l’Unité spéciale de détention de l’établissement à sécurité maximum Centre régional de réception. Selon mes collègues, il aurait beaucoup changé, physiquement parlant.
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Monica la Mitraille. Monica Proietti de son vrai nom, braquait des banques et avait acquis une certaine popularité aux yeux des gens. Ses complices et elle ont braqué près de 20 institutions financières, plus principalement des Caisses populaires Desjardins. Le 19 septembre 1967, dans le quartier Montréal-Nord, elle a été abattue par les policiers après avoir commis un vol de banque qui lui aurait permis d’aller s’établir en Floride et vivre une vie plus tranquille avec ses enfants.
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Richard Blass, alias le Chat. Il a été qualifié comme étant le criminel le plus dangereux du Canada par le procureur de la couronne, Me ClaudeGirouard. Il a été soupçonné de près de 20 meurtres, a réalisé des évasions spectaculaires et a survécu à pas moins de cinq fusillades. Évadé du pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul, le 23 octobre 1974, il a menacé de tuer bon nombre de personnes si les journalistes ne pouvaient visiter le pénitencier en question. Ils ont donc pu visiter le «Cell Block I» de l’établissement, aujourd’hui appelé le Vieux pen., qui avait endurci et fait deBlass le criminel qu’il est devenu. Qualifié d’arrogant et dangereux, Blass avait fait parvenir une photo récente de lui au Journal de Montréal, alors qu’il était toujours évadé de prison, puisque le quotidien ne possédait pas de photo récente de lui. Il a également assassiné un ancien policier, devenu gérant du cabaret Guargantua, en date du 21 janvier 1975. Après avoir exécuté l’homme en question, il a fait descendre des clients du cabaret dans le sous-sol, qu’il a aspergé d’essence avant d’y mettre le feu. Suite à l’incident, s’en est suivie une poursuite policière qui s’est terminée le 24 janvier 1975 à Val-David, dans les Laurentides. Blass est décédé sous une pluie de balles, 27 plus précisémment, tout juste avant qu’il n’ouvre le feu à son tour sur les policiers. Fait intéressant, j’ai eu à effectuer le suivi libératoire de quelques clients qui ont été incarcérés avec Richard Blass autrefois, qu’ils qualifiaient de téméraire, de vrai de vrai criminel, comme il ne s’en fait plus aujourd’hui. Tant mieux..
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Robert Pickton. Cet éleveur porcin de Port Coquitlam en Colombie Britannique a été reconnu coupable en décembre 2007 de six chefs d’accusation de meurtre au second degré de prostituées provenant d’un quartier défavorisé de Vancouver, le Downtown Eastside. Il a écopé d’une peine d’emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. La police a retrouvé des morceaux de corps humains dans un hachoir servant à hacher la viande de porc, ainsi que de l’ADN humain dans le purin des animaux. Cela laissait à penser que Pickton donnait les restes de ses victimes à manger à ses bêtes. Il a également été soupçonné d’avoir vendu des restes humains mélangés à ceux des porcs à des compagnies de recyclage notamment à des fins alimentaires et cosmétiques. Par ailleurs, les têtes, les mains et les pieds de deux de ses victimes ont été retrouvées dans un congélateur de Pickton, dans des chaudières. D’autres membres appartenant à d’autres victimes ont été retrouvés un peu partout sur la ferme de l’individu. Il aurait cependant avoué à son compagnon de cellule, qui s’avérait être un agent double, qu’il avait en fait tué 49 femmes et qu’il voulait en assassiner une de plus avant de recommencer une autre série de 25 meurtres. Initialement, il aurait dû être accusé de 26 meurtres, mais le juge a décidé de tenir un premier procès pour 6 meurtres seulement, estimant que la charge était trop lourde pour un seul jury. Pickton a fait appel de la décision rendue lors de son procès. La Cour d’appel de la Colombie-Britannique a rejeté son appel, de sorte que son cas est maintenant rendu à la Cour Suprême. Son procès pour les 20 autres meurtres n’a pas encore été tenu et il n’a pas encore été entendu par la plus haute instance du pays. C’est donc à suivre.
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Roch Thériault. Se désignant comme Moïse, il a dirigé une secte de 1977 à 1989 au Québec et en Ontario. Il a émasculé un de ses disciples, coupé le poignet à froid de Gabrielle Lavallée et assassiné Solange Boislard. Le 18 janvier 1993, il est condamné à la prison à vie pour le meurtre de Mme Boislard et il est incarcéré au pénitencier de Dorchester au Nouveau-Brunswick. Certaines de ses «épouses», avec lesquelles il a conçu près de 30 enfants, vont encore le visiter au pénitencier. Sa demande de libération conditionnelle a été refusée en 2002 et il pourrait être éligible à nouveau le 11 juin 2010. Cependant, selon madame Gabrielle Lavallée, la plus célèbre de ses victimes et celle qui a permis d’amasser suffisamment de preuves pour le faire condamner, Roch Thériault renoncerait à présenter une demande de libération conditionnelle cette année. Mme Lavallée croit que le livre autobiographique des fils de ce dernier, Roch Sylvain et François Thériault, intitulé Frères de sang, les fils de Moïse, n’attise un sentiment d’insécurité et de colère envers la population à son égard. Il pourrait donc craindre d’être remis en liberté. Un film est également paru en 2002 concernant l’enfer vécu par les disciples du criminel: Moïse l’affaire Roch Thériault.
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Vincent Lacroix. Fondateur et PDG de l’entreprise de gestion de fonds et de placements Norbourg, Vincent Lacroix a été reconnu coupable de 51 chefs d’accusation en vertu de la Loi sur les valeurs mobilières en décembre 2007 au terme de son procès pénal. Il a détourné près de 130 millions de dollars canadiens et floué près de 9200 investisseurs. En janvier 2008, Lacroix écope d’une sentence d’emprisonnement de 12 ans moins un jour et d’une amende de 255 000$. L’intimé a fait appel du verdict de culpabilité, la durée de la peine a ensuite été réduite à cinq ans moins un jour. Le fait est que selon la Loi sur les valeurs mobilières, la peine maximale prévue est d’une durée de cinq ans moins un jour. Comme Lacroix faisait face à 51 chefs d’accusation, le juge avait additionné les peines rendues par blocs d’accusations. Voir l’article d’Yves Boisvert sur le sujet ici. En Cour d’appel, le juge a décrété qu’à défaut de texte de loi permettant d’additionner les peines, la pratique ne serait pas permise. Voilà pourquoi les peines dont Lacroix a écopé au terme de son procès pénal seront purgées de façon concurrente (plusieurs peines qui se purgent en même temps) au lieu de manière consécutive (peines à purger les unes à la suite des autres). En juillet 2009, en attente de son procès au criminel, il obtient une semi-liberté où ila dû actualiser du bénévolat. Son arrivée à la maison de transition a d’ailleurs été saluée par une pluie d’insultes de la part des citoyens venus expressément pour lui offrir cet accueil. En septembre 2009, Lacroix a plaidé coupable à près de 200 chefs d’accusation, dont notamment fraude, complot, complot pour fraude et fabrication de faux documents. Il a écopé d’une peine de 13 ans d’emprisonnement et est de retour derrière les barreaux.
Et vous, quels sont les criminels qui vous ont le plus marqués?
La Criminologue
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