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Bon, certains se demanderont d’emblée “A-t-il déjà eu sa place au sénat?” ou “Le sénat a-t-il encore sa place dans notre système politique canadien?”, mais ça relève d’autres débats que je ne veux pas aborder ce matin.
A moins de vivre à Tombouctou, tout le monde a eu vent de la déclaration choc du sénateur Pierre-Hughes Boisvenu, qui a affirmé cette semaine, alors qu’il était interrogé sur le projet de loi C-10:
« Moi, je dis toujours, dans le fond, il faudrait que chaque assassin aurait le droit à sa corde dans sa cellule, il décidera de sa vie. »
Le sénateur conservateur se dit contre la peine de mort, mais a proposé de tenir une réflexion quant aux tueurs série, qui n’ont aucune possibilité de réhabilitation. Il a évoqué des arguments de nature économique, donnant l’exemple que les membres de la famille Shafia reconnus coupables de meurtres au premier degré ont coûté près de 10 millions de dollars aux contribuables pour leur procès. J’en comprends qu’il aurait-il fallu les exécuter avant la tenue de leur procès pour s’éviter une telle dépense?? Il est vrai qu’une personne reconnue coupable de meurtre coûtera cher à l’état durant son incarcération d’une durée variant de dix à plus de vingt-cinq, ans, mais rare sont celles qui demeurent détenues jusqu’au trépas. En effet, la plupart des gens purgeant une sentence d’emprisonnement à vie se voient octroyer une libération conditionnelle totale dans la collectivité et ne à noter qu’ils ne sont alors pas entretenus par l’état.
L’argument de la non-réhabilitation devrait également être traité avec prudence. Comment catégoriserions-nous les détenus pour qui la réhabilitation serait jugée impossible? Pour quels types de délits, seulement les meurtres ou les agressions sexuelles? Élargirait-on à tous les délits rencontrant la notion de dommage grave? Saviez-vous que les meurtriers connaissent les taux de récidive parmi les moins élevé? Seraient-ils épargnés en raison de ce pronostic “positif” ou devraient-ils passer sous la guillotine? Cela signifie-t-il que Robert Latimer, qui a tué sa fille gravement malade par compassion, mériterait le même sort que Clifford Olsen, Robert Pickton? Bon, il est vrai que je compare un meurtrier à une seule victime avec des tueurs en série, mais n’en demeure pas moins que ces trois hommes ont enlevé la vie à au moins une autre personne. Lorsqu’on parle d’absence de réhabilitation, on parle nécessairement des délinquants dangereux (on en comptait 351 au Canada, en 2006), qui eux n’ont pas commis de meurtre dois-je le rappeler. Ceux qui se voient attribuer l’étiquette de délinquants dangereux ont commis un ou des délits causant des sévices graves à la victime et ils doivent représenter une menace pour la sécurité physique ou mentale d’autrui. Les délits d’extrême violence et les prédateurs sexuels qui ne démontrent aucun contrôle de leurs pulsions sont ceux qui se font habituellement déclarer délinquant dangereux. Tous les délinquants dangereux purgent alors une peine de détention indéterminée. Ils demeureront incarcérés tant et aussi longtemps qu’ils représentent un risque pour la société. Devraient-ils être exécutés, considérant qu’il soit possible pour eux de se réhabiliter malgré tout? Ils peuvent en effet présenter une demande de libération conditionnelle après sept ans de détention et certains réussissent à l’obtenir puisqu’ils ont démontré que même en étant déclarés délinquant dangereux, ils se sont pris en main et méritent un élargissement dans leur sentence. Il s’agit d’une minorité, je vous l’accorde (en 2006, 18 délinquants sur 351 s’étaient vu octroyer une mise en liberté), mais une minorité qui serait passé sur la chaise électrique si l’absence de réhabilitation était un facteur à considérer dans la mise à mort d’un détenu. Peu d’indices de réhabilitation un jour ne signifie pas absence de réhabilitation toujours. Qui peut prétendre avec certitude être en mesure de savoir qu’un délinquant est irrécupérable, qu’il le sera de façon permanente?
Indiquer que chaque détenu devrait avoir le droit à sa corde peut répondre, selon la criminaliste Véronique Robert et plusieurs spécialistes du droit criminel, à la définition du crime de conseil au suicide, qui est passible d’une peine de 14 ans d’emprisonnement. Une plainte a d’ailleurs été déposée contre le sénateur Boisvenu par Jacques McBrearty, qui s’est rendu jeudi dernier dans les bureaux de la Sûreté du Québec pour déposer une plainte à l’endroit du sénateur en raison de ses paroles, qui selon McBrearty, inciteraient au suicide. A sa défense, le sénateur Boisvenu s’est rétracté publiquement et il est vrai qu’il n’a peut-être pas expliqué, précisé ou nuancé comme il l’aurait voulu sa pensée concernant les criminels jugés irrécupérables. N’en demeure pas moins que ce qui a été dit a été dit, même si ça été de façon maladroite. Je pense spontanément à ceux qui ont perdu un proche parce qu’il s’est suicidé, aux gens aux prises avec des idéations suicidaires. Ces propos sont choquants et irrespectueux à leur endroit.
Je concède que le sénateur a dû traverser des épreuves que bien peu traversent au cours d’une vie: sa fille Julie a été lâchement assassinée par un récidiviste en 2002 et il a perdu son autre fille, Isabelle, dans un accident de la route, en 2005. Cela teinte nécessairement son jugement et je le comprends, il faudrait d’ailleurs avoir un coeur de pierre pour que cela ne soit pas le cas. Le sénateur Boisvenu est un militant des droits des victimes d’acte criminel et il ne ménage pas ses efforts pour qu’elles aient autant de droits et ressources que des délinquants. Je ne le dirai jamais assez: je trouve qu’il s’agit d’une quête admirable et j’espère qu’un jour on atteindra ce but, sincèrement. Toutefois, j’estime, et je ne suis pas la seule, que monsieur Boisvenu n’est pas objectif en ce qui concerne notre système de justice, ce qui en sorte qu’il s’acharne à vouloir que des lois répressives soient votées, qui ne répondent pas toujours à de réelles lacunes et besoins de notre système judiciaire. Par ailleurs, la Société de criminologie du Québec a indiqué via son compte Twitter, en date du 1er février dernier, que le NPD et les libéraux ont demandé le retrait du sénateur Boisvenu du comité sénatorial chargé d’étudier le projet de loi C-10. Projet de loi qui se veut, selon la majorité des spécialistes du domaine judiciaire, basé sur des cas atypiques, de la désinformation et de faux besoins en matière judiciaire. Voici d’ailleurs ce que Mylène Jaccoud, professeure agrégée à l’École de criminologie et chercheure associée au Centre international de criminologie comparée (et qui m’a déjà enseignée la méthodologie qualitative dans le cadre d’un cours préparatoire à la maîtrise), avait à dire à ce propos (plus de détails sur le site des nouvelles de l’Université de Montréal):
Le projet de loi C-10 propose de s’attaquer à un phénomène criminel présenté comme de plus en plus présent et préoccupant dans la société canadienne. Or, les statistiques indiquent que la criminalité est non seulement à la baisse, mais que l’implication des jeunes dans les crimes graves est faible et que le modèle canadien de libération conditionnelle et de réinsertion sociale, modèle de plus en plus reproduit dans le monde, est une réussite. Le projet de loi se veut également une réponse à une demande des citoyens qui seraient inquiets et réclameraient des mesures plus répressives. Or, les études démontrent que, lorsqu’on offre l’occasion aux citoyens de réfléchir sur les questions de justice, ils proposent des peines comparables à celles imposées par les tribunaux et adoptent des attitudes très nuancées qui prônent la réhabilitation plutôt que la répression. Le projet de loi C-10 se veut également une manière de répondre aux attentes et désirs des victimes. Or, l’ensemble de la communauté scientifique s’entend pour dire que les victimes sont satisfaites quand elles sont d’avis que le processus judiciaire a été juste et qu’elles ont été entendues. La durée de la peine a très peu d’effet sur leur satisfaction. Nous déplorons le fait que plusieurs acteurs politiques basent leur argumentation sur des cas atypiques (p. ex. Karla Homolka) qui suscitent la révolte et la peur et non sur des données scientifiques.
Selon vous, le sénateur Boisvenu a-t-il encore sa place au comité sénatorial, au sénat?
La Criminologue
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16:01
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Malgré l’erreur qu’il a commis cette semaine, je trouve qu’il a encore sa place. De ce que j’ai compris, il parlait des psychopathes… qui NON en aucun cas ne devrait sortir de détention sauf avec les deux pieds devant (pardon a ceux qui ne pensent pas comme moi).
Je pense que les erreurs qu’il commet se pardonne amplement par tout les bonnes choses qu’il tente de faire au nom des victimes… Je trouve que beaucoup sont pret a lancer la pierre sur lui alors que pour certain délinquant, il faut donc leurs laisser des chances, lui aussi a le droit de faire des erreurs…!
Je trouve lorsqu’il critique le monde carcéral (pas la justice) il a souvent bien raison. Ma grand-mère qui est en centre mange moin bien que la grande majorité des détenus au Canada. Je ne suis pas entrain de dire de mal nourir les détenus, mais je pense qu’à d’autres endroits dans notre société on a de la difficulter a mettre des prioritées… et j’ai pleins d’autres exemple de la sorte.
Actuellement une forte proportion de prisonniers sont atteints de différentes maladies mentales (je crois que le chiffre est autour de 20%). Il ne devrait pas être en prison mais dans des hôpitaux spécialisés. N’oublions pas que les gardiens de prisons ne sont absolument pas formé pour gérer des personnes souffrant de troublens mentaux.
Devrait-on donner la mort à une personne souffrant de troubles mentaux? Certainement pas! Comme société nous vallons mieux que cela.
Je suis d’accord avec vous, monsieur Racine, nous vallons mieux que ça en tant que société.
Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous lorsque vous dites que les agents correctionnels et non pas des ”gardiens de prisons”, n’ont aucune formation au niveau des troubles mentaux…
Vous soulevez un point intéressant Nad. les agents correctionnels sont outillés en santé mentae, mais certains déplorent le fait qu’ils ne sont pas toujours adéquatement outillés face à une clientèle présentant des problèmes de santé mentale de plus en plus lourds.
Je suggère le magasine Québec science de Octobre 2011. L’un des sujets portait sur la neuro-science.
Un malade c’est dans un hôpital que cela se soigne. Soit dans un endroit ou on est pleinement outillé pour traiter les pathologies. Une prison, c’est conçu pour des criminels qui sont en pleines possessions de leurs moyens.
Je ne sais pas ce que vous faites dans le vie, mais pour moi-même etre agente, je ne suis pas d’accord avec vous. Je suis ammenée à travailler souvent dans les secteurs psychiatriques et j’ai une formation, non je suis pas une spécialiste mais je m’y connais. Oui parfois nous trouvons que certains non pas leur place en détention mais pour une majorité, ils comprennent très bien la raison pour laquelle ils sont là et admette très bien qu’ils ont mal agit. Je trouve que certains commentaires sont souvent très réducteur et infantilisant a leurs endroits. Souvent ils sont envoyés à Pinel et c’est un MÉDECIN qui décide de leur sort…
Ce que je fais n’a pas d’importance. Un infirmer n’est pas médecin, j’ai des cours de premiers soins et je ne suis pas infirmier..
Mon texte ne se veut pas réducteur mais à chacun sa place. Comprendre une chose est une chose mais avoir les moyens de se prendre en main en est une autre.
En affirmant être une agente et avoir la formation adéquate, je crois malheureusement que vous ne pouvez pas examiner la chose d’une manière objective. Si vous deviez choisir un médecin pour sauver de votre vie, choisiriez-vous celui qui affirmerait être le meilleur de son domaine ou celui que tous affirmerait être le meilleur de son domaine?
Nous avons tous vu ce qui est arrivé à Simon Marshall dans nos prisons.
Autres exemples:
Ashley Smith : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2010/01/07/002-Reportage-Leblanc-Ashley.shtml
Santé mentale: les détenus n’ont pas accès rapidement aux médicaments: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201105/11/01-4398451-sante-mentale-les-detenus-nont-pas-acces-rapidement-aux-medicaments.php
Le système de justice pénal n’est pas un système de santé: http://drugpolicy.ca/fr/2012/02/le-systeme-de-justice-penal-n%E2%80%99est-pas-un-systeme-de-sante/
Je vous suggère de lire Québec Science Novembre 2011:
Je cite: ‘Les psychopathes , définis commes des individus impulsifs, insensibles et exempts de remords représentent 1% de la population mais 15% à 25% des détenus! Et quand ils sont libérés, ils sont de 4 à 8 fois plus susceptibles de récidiver ques les autres” (page 19)
Page 22: “Les psychopathes, par exemple, savent distinguer le bien du mal, mais certains font le choix de ne pas obéir aux règles morales…”
J’abonde avec le rédacteur qui mentionne que notre société serait plus équitable si les personnes souffrant de troubles mentaux étaient soignés plutôt qu’emprisonné. page 3
Soit dit en passant, j’ai le plus grand respect pour les agents correctionnels mais à chacun son travail.
J’ai sincèrement toujours considéré que Boisvenu n’avait pas sa place en tant que sénateur. Il est trop marqué par la mort de sa fille et n’a pas le recul nécessaire pour accomplir l’important travail de législateur quand vient le temps de traiter des projets de loi sur le crime.
Dans plusieurs autres domaines, on n’aurait même pas pensé nommer à un poste semblable une personne qui aurait eu un background comme celui de Boisvenu. Par exemple, jamais on aurait nommé agriculteur qui a tout perdu dans un déversement de pétrole comme ministre de l’énergie ou sénateur chargé d’examiner les projets de loi sur les pipelines…
Parcontre nos amis conservateurs on nommé comme ministre de la science un créationniste
Le sénateur Boisvenu ne peut pas avoir sa place à la Justice. Comme représentant du peuple, tu dois représenter tout le peuple et pas tes propres valeurs. Tel la balance de la justice, tu dois demeurer en équilibre, te fier aux dernières statitisques, comparer ton système de justice avec d’autres comparable et tenter d’améliorer le tien de la manière la plus objective possible.
Le fait qu’il ait un vécu horrible, touche l’ensemble de la population mais en acceptant cette charge le sénateur a implicitement accepté de mettre cette influence en veilleuse et d’être objectif. Malheureusement, il démontre qu’il en est incapable. Son vécu ne peut en aucune façon jouer en sa faveur et ne doit pas servir de justification comme nos amis conservateur le font. Les conséquences de ses abus sont trop graves! À cause de cela, il devrait renoncer à s’occuper de tout ce qui regarde la justice.
Vous aborder le point du droit des victimes. Je trouve que le terme “droit” est beaucoup trop fort. Il est utilisé à toutes les sauces et même on se permet tous les abus en son nom. Ainsi en quoi le fait de construire de nouvelles prisons contribue-t-il au “droit des victimes”?
À mon sens, les victimes n’ont pas de droit. Mais l’état a l’obligation de les prendre en charge de la manière la plus rigoureuse possible afin que les séquelles soit le plus minime possibles. Et cela coûterait moins cher que des prisons!
Personnellement, je crois que tous les individus ont des droits. Je crois que nier les droits des prisonniers (sécurité, alimentation, rhabilitation,…) seraient une erreur. C’est le type d’erreur que l’on retrouve dans des états plus totalitaire. Si la société ouvrait la porte de nier ceux-ci à une catégorie d’individu alors elle pourrait les nier à d’autres. J’aime mieux savoir que la société de droit dans laquelle je vis accorde ces droits à tous, que de risquer de voir un jour l’un des êtres qui me sont cher se voir à son tour nier un droit.
Le fait que vous écriviez que les victimes n’ont pas de droit me fait sursauté monsieur, justement peut-etre que si on les prenaient plus souvent en considération les choses iraient mieux.
Le mot “droit” est un mot très fort qui est utilisé à toutes les sauces.
Ainsi on dira:
“J’ai le droit d’avoir un permis de conduire” Alors que ce n’est pas un droit.
Ma comnparaison peut paraître boiteuse. Mais à quel endroit est inscrit un droit pour les victimes? À quel endroit est-ce définit de tel façon que l’on arrête de se servir de ce terme pour construire des prisons, ou pour envoyer des enfants en prisons ou pour bafouer le droit des prisonniers qui eux sont bien définit dans la constitution?
Il ne faut pas sursauter mais regarder cela objectivement. Personnellement, je suis en faveur d’un meilleur support aux victimes.
et bien je crois qu’être en sécurité est un DROIT pour les victimes et pour tout citoyen
Personnellement, je pense que le juge Boisvenu a tout mon appui. Quand je pense qu’on s’offusque du commentaire sur la corde, alors qu’on parle de meutrier, de délinquant dangereux, etc. Si un suicide fait 10 “victimes, pourquoi est-ce qu’on oublie toujours les vrais victimes d’actes criminels. Des fois, je me dis que seul les victimes devraient avoir le droit de se prononcer sur ce genre de débat. Sortir de l’élitisme pour se rapprocher des émotions, des sentiments et des valeurs.
Toutes les vies ne valent pas la même chose. On accorde une importance démeusuré aux prisonniers et on laisse les sans-abris seul dans la rue. On désinstitutionalise les malades mentaux, mais on réhabilite les prisonniers.
J’entend déjà la réponse que je mélange des dossiers. À cela je rappelle, que c’est la même poche qui payent. Alors, cela donne le droit de faire des comparatifs et voir si les fonds sont utilisés d’une façon justifiée en établissant des liens entre les dossiers. Le monde n’est pas un vase clos sans communication. Le dollar dépensé pour un prisonnier ne sert pas à l’éducation. Il ne sert pas à la prévention des suicides, il ne sert pas aux sans-abris.
Bref, ceux qui sont innocents et qui n’ont pas de lobby corporatif ou institutionnels sont toujours laissés pour compte. L’argent passe, elle est dépensé sur on ne sait quoi dans des programmes de réhabilitation qui ne fonctionne pas (les cas sont multiples), dans des jugements innique comme ceux du procès Turcotte. Le système est tellement bien fait qu’une policière peut se retrouver avec la personne qui a fait une tentative de meutre à 2 km de chez elle. Qu’est-ce qui donne tant de valeur à cette catégorie de personne et qui les places au-dessus des gens honnêtes??
Ce que les citoyens demandent c’est la sécurité. Ce que les citoyens demandent c’est que les déchets soient ramasser. C’est que la justice soient rendu aux victimes. Est-il normal qu’un meurtrier est accès à toutes une panoplie de services et que les victimes soient laissés à elles-mêmes. Qu’un prisonnier coûte 80 000$ par an et que la victime pertent la jouissance de sa vie, de sa quiétude, etc.
J’appuie Boisvenu, ça venu à Ottawa place le citoyen enfin dans le débat.
Je suis bien d’accord avec vous
C’est de la vengeance que Harper et Boisvenu prône et non pas de la justice ou de l’équité.
Ce n’est pas un droit propre aux victimes mais à toute la population y compris les criminels. Je maintiens que le terme droit est beaucoup trop fort. Et parce qu’il est mal définit et mal utilisé, les gens l’utilisent à toutes les sauces.
Malheureusement je crois qu’il serait temps qu’on donne certains droits aux victimes et en ce sens le projet de loi C-10 est positif.
Les détenus ont des droits et malheureusement ses droits alourdissent la tâche des services correctionnel et de leurs partenaires.
M. Racine si vous n’avez jamais travaillé dans un établissement carcéral, je vous invite à y mettre les pieds et y observer tous les avantages que nos prisonniers possèdent.
Statistiquement on sait qu’environ 70% des délinquants incarcérés au fédéral n’y remettront pas les pieds. C’est toutefois le 30% restant qui coute chers aux contribuables et qui créer toutes les controverses. Je crois que nous devrions mettre plus d’énergie sur ce 70% et le 30% leurs retirer certains privilèges.
P.S., il faudrait arrêter de croire qu’on envoie des enfants en prison, ceux qui sont jugés comme des adultes ont commis pour la plupart des crimes graves et rencontre la notion de dommages graves.
En quoi retirer des droits à quelqu’un va-t-il régler un problème? Selon le projet de loi fédéral, il serait possible d’envoyer un enfant de 14 ans en prison (de mémoire). Envoyez ce gars en prison est tout un service que l’on lui rend.
Peut-importe le crime, le but est toujours la réhabilitation et non pas la punition. Punir pour punir ne mène nulle part. Allez-voir nos voisins du sud. Leur système est plus punitif que le nôtre sans résultat. En fait, leurs prisons sont plus pleine que celles russe ou chinoise. Ce n’est pas rien.
Pouvez-vous détailler ce qui est légalement considéré comme “dommage grave”? Je serais bien content de lire la liste.
Je ne crois pas aux droits des victimes tel qu’il est véhiculé actuellement. Notre sénateur laisse croire que de bâtir des prisons et de donner des peines plus sévères aide les victimes. Ridicule! Il faut un meilleur encadrement, un meilleur support psychologique et financier.
Tout autre aspect pour les victimes tel que véhiculé par notre sénateur ouvrirait la porte aux abus.
J’ai trouvé un bon article sur le sujet et je souhaitais le partager avec vous:
http://www.ledevoir.com/societe/justice/335982/projet-de-loi-c-10-serrer-la-vis-aux-jeunes-contrevenants-mirage-ou-solution
En passant, il s’agit des délinquants ayant commis des crimes graves ou avec violence. On ne généralise pas à tous les délinquants juvéniles.
Pour ce qui est des trafiquants de drogues, on ne parle pas de l’individu qui est trouvé en possession de marijuana pour sa consommation personnel. On parle des trafiquants de plus grande envergure. D’ailleurs, il est bien connu que la plupart de ces derniers ont des liens avec les organisations criminelles.
Pour l’évaluation de notion de dommage grave.
http://www.csc-scc.gc.ca/text/plcy/cdshtm/705-8-cd-fra.shtml
P.S. je m’excuse pour les erreurs dans le texte, mon clavier ne cesse de changer pour la langue anglaise.
Bien à vous!
Je suis content que vous m’ayez fourni ce lien. J’ai recherché pendant un bout de temps cette information mais elle semble bien caché.
Mais peut importe le dommage on parle bien d’enfermer des enfants en prison. Je crois en la réhabilitation mais pas en le 30% de récidiviste. C’est un chiffre écrit un peu partout mais on détail rarement celui-ci. En fait on parle de 30% de combien de crimes? De quelles catégories de crimes parle-t-on?
Bien à vous!
Monsieur Racine vous semblez un extrémiste peut importe les faits vous ramenez toujours les mêmes arguments qui sont des dogmes et non des vérités. Malheureusement, seul la rencontre avec le crime de façon personnelle vous fera prendre conscience de vos erreurs. Vous êtes un idéologue, mais pour régler les problèmes de notre société nous avons besoin de pragmatisme.
Vous semblez compter pour rien les 30% de récidiviste. Je rappel qu’il s’agit ici de crime grave punisable de plus de deux ans de prison. Ce genre de crime comporte: viole, meurtre, etc. Comment pouvez-vous considérer que le système actuel fonctionne?
On dit qu’un suicide fait 10 victimes. Avec la même logique, chaque criminel ne fait pas qu’une victime, mais des dizaines et des dizaines en cas de récidive.
Vous dîtes “le but est toujours la réhabilitation et non pas la punition”. Effectivement, le but n’est pas la punition et puisque la réhabilitation n’est pas une science efficace à 100% elle ne peut être un but en soi.
Nous dépensons 600 millions par années en prévention directe et indirecte contre l’alcool au volant, parce qu’une n’a pas de prix et que chaque mort est de trop… Et nous devrions tolérer 30% de récidive!! Pour donner bonne conscience aux idéologues comme vous ???
Ce que les citoyens honnêtes demandent réellement c’est que les criminelles soient emprisonnés de façon à ce qu’ils ne puissent plus devenir nos voisins et approcher ceux que nous aimons. Jouez-vous à la roulette russe monsieur Racine? Une arme, 6 place dans le barilet et une balle… pour 15% de chance de recevoir le projectile en pleine tête! et il faudrait tolérer 30% de récidive? Certain criminel récidive jusqu’à 4 fois 7 fois sur 10. Non, moi je ne joue pas a la roulette russe et je ne comprend pas pourquoi est-ce que le système joue à la roulette avec les communauté qu’il doit protéger.
M. Guy,”extrémiste” vous même. Si votre argumentaire tient seulement à des insultes alors oubliez ça.
30% de récidiviste. Bon on pourrait questionner le chiffre. J’ai lu encore dernièrement que ceux qui sont en prison pour des crimes violent ne récidive que rarement. Mais bon.
Donc 70% de gens qui sont réhabilités. Et vous osez dire que je devrais punir davantage 7 personnes sur 10 pour les 3 autres?
Dites-moi êtes vous capable de me décrire le criminel moyen canadien? N’oublions pas que nous incluons le vol à l’étalage, le gars qui a vendu un peu de pot, etc…
SVP, écoutez moins la télé et lisez moins les journaux car il est impossible d’avoir une image clair de la situation avec eux. N’oublions pas que ceux-ci nous présente ce qui se vend et attire l’attention et non pas ce qui est vrai.
Dites-moi, vous qui êtes si en danger, quel est la probabilité pour un canadien d’être victime d’une agression? N’oublions pas que nous sommes 33 M de Canadien.
Voici un document du service correctionnel canadien daté de 2009 :
http://www.csc-scc.gc.ca/text/pblct/forum/e053/e053h-fra.shtml
Le texte est très nuancé et hélas les chiffres sont vieux mais je crois que si on regardait aujourd’hui se serait similaire. Mais je suis persuadé que vous serez en désaccord.
Qu’y lit-on?
“Les taux de récidive trimestriels pendant les trois dernières années, du 1″ avril 1990 au 31 mars 1993, ont été compiles. Cette analyse a révélé que le taux de récidive moyen pendant chacun des 12 trimestres visés est demeuré relativement stable, à 4,8 p. 100. Ce résultat est d’autant plus encourageant que le nombre de délinquants mis en liberté sous condition a augmenté de presque 10 p. 100 pendant la même pénode, passant de 8 937 en avnl 1990 à 9 793 en mars 1993.”
Un autre article:
http://www.opinion-internationale.com/2011/12/14/lutte-contre-la-recidive-un-comparatif-franco-canadien-edifiant%E2%80%A6_3585.html
Qu’y lit-on?
“Quels sont les résultats en terme de récidive de cette politique canadienne ? Au Canada comme en France, les études approfondies sur la question de la récidive ne sont pas légions. Selon les résultats officiels qui nous ont été transmis par l’ambassade du Canada, le taux de récidive pour les individus condamnés pour délits s’établirait à 4,8 %. Bien moindre qu’en France, où on l’estimerait entre 15 % et 20 % selon les différentes études proposées.”
Et tient un autre:
http://www.ledevoir.com/politique/canada/328139/pardon-le-taux-de-recidive-ne-justifie-pas-les-restrictions
Qu’y lit-on?
“Citant des données du site Internet de Sécurité publique Canada, M. Elshafei rappelle que depuis 1970, seulement 2,6 % des délinquants sexuels qui ont obtenu un pardon ont vu celui-ci révoqué pour cause de récidive, soit un taux inférieur à celui de l’ensemble des criminels, qui se situe à 3 %.
«On médiatise énormément les cas de pardons accordés à des pédophiles, mais ils représentent seulement une infime minorité des demandeurs, déplore-t-il. Cependant, c’est en citant ces exemples que le gouvernement justifie sa décision de durcir la loi.»”
Ma conclusion est que nous n’avons jamais été autant en sécurité, d’une manière générale. Les taux de criminalités sont bas et continuent de baisser.
Merci pour les divers liens.
Effectivement, le pays est sécuritaire. Là où j’ai de la difficulté à vous suivre, c’est lorsque vous parler des enfants… Je veux bien croire que le potentiel de réinsertion social est présent, mais les tords causés à la victime le sont également.
Dans la loi C-10, on ne parle pas des petits voleurs, mais bien des individus ayant commis des crimes inscrits à l’annexe I (contre la personne).
Pour ceux qui croit en la méthode québecoise de réinsertion, je leur demande de me trouver des chiffres concrets de cette réinsertion, car si je me souviens, la majorité des libérés conditionnels, sont sous juridiction fédérale et la majeures parties des programmes de réinsertion sont également subventionnés par le fédéral. Alors que lorsque j’entend Fournier parler du modèle Québecois, je pense à celui qu’il rêve d’avoir sans payer…
Fournier= clown de la justice tout comme le reste de son gouvernement qui préfèrent judiciariser le débat des frais de scolarité
, mais je m’écarte ici!
Bonne journée à tous!
Monsieur Racine, je ne dirai que deux choses.
Vous n’avez pas repris, discutez ou contrez aucun de mes arguments. Parlez sans écoutez est un signe d’extrémisme et de fermeture. Il ne s’agit pas d’insulte. D’ailleurs, sur ce blogue, dans cette section qui comporte 25 commentaires vous avez envoyés 13 messages! Ressassant sans cesse le même corpus d’idées.
Je terminerai avec un dernier mot: peut importe le nombre dans vos statistiques. Vous parlez d’un taux de récidive de 4,8 (ce qui est contestable en soi). Prenont des chiffres ridicules pour 33 millions de canadiens, seulement 300 meutriers récidivites. Nous parlons alors de 30 morts; 600 violeurs récidivistes égales 60 femmes violées. Êtes-vous à l’aise avec ces vies brisées?
Je suggère de donner votre nom comme bénévole. Nous pourrions contruire tout un quartier de maison modèle. Vous pourriez habiter au milieu et tous vos voisins seraient des criminels sortis de prisons. Vous pourrez même ne pas mentionner à vos enfants de faire attention lorsqu’il vont discuter avec le gentil monsieur condamné 3 fois pour pédophilie.
Messieurs, sachez que bien que je suis fort occupée ces derniers temps, je suis quand même vos échanges avec intérêt. Par contre, il faut se rappeler que le blogue est un endroit où échanger en toute amicalité, autant que possible. Il est évident que tout ce qui se rapporte à la criminalité peut choquer certaines personnes, qui défendront leur point de vue avec vigueur. Tous et chacun a le droit de parole, mais il ne faudrait pas que cela en résulte en conflits entre les lecteurs. S’il-vous-plaît, demeurez poli et courtois envers vous.
Monsieur,
Fermeture? Extrémisme? Il est bien évident que votre commentaire est remplit de respect et que contrairement à moi, vous justifiez vos commentaires avec sagesse.
Peut-importe ce que vous ferez, il y aura toujours des durs à cuire. Les états les plus répressifs font pire que nous même au prorata. Les É-U sont un exemples en ce domaine.
Je ne serai jamais à l’aise avec une agression quel quelle soit. Même une agression verbale…
Vous suggérez quoi au juste? De conservez en prison des gens innocents? Des gens dont la réinsertion est possible ou raisonnable?
La création d’un état policier? Stigmatiser tous les criminels dès leurs sortis de prison? À mon avis, Denis Lortie, qui avait fait sa fusillade en prison est un excellent exemple de réinsertion sociale. Faudrait-il qu’il soit stigmatiser? Aurait-on dû le garder en prison?
Que fait-on avec les erreurs judiciaires? Simon Marshall?
Allez lire ceci: http://lacriminologue.com/?tag=reinsertion-sociale
Vous contestez mon chiffre sans base de contestation. Je n’ai pas inventez ce chiffre mais il s’agit du gouvernement canadien qui le fourni. Oui, le même qui vend à tout le monde la nécessité de créer des prisons.
Dans les faits, ce n’est pas là qu’il faut agir. Il faut traiter ces gens soit médicalement soit pénalement pour les ramener. Peut importe la durée mais il faut un équilibre et ne pas conserver inutilement des gens réhabilité en prison. Tout un défi!
Gardez quelqu’un en prison coûte cher et ne rapporte rien.
Je reprends votre chiffre qui est lui-même contestable. 70% de réhabilitation!
Vous savez, ce ne sont pas tous les pédophiles qui se font arrêter. Ce n’est pas moi qui le dit mais un psy qui racontait cela à la radio. Ils ne passent pas tous à l’action. Beaucoup de gens se font traiter pour cela sans commettre de crimes. Probablement que vous en avez comme voisin.
Des criminels qui sortent de prisons ne me dérangent pas. Après tout, ils ne sont pas tous en prison et la plupart des gens ne meurent pas pour cela.
Cela sans compter qu’il y a un nombre phénoménal de voleur à l’étalage, vendeur de drogue bref de petit criminels.
J’aurais voulu répondre à AIC mais je ne vois pas le bouton reply.
Oui, les dommages causés aux victimes sont grands et ils méritent d’être mieux pris en charge par l’état.
Doit-on sacrifier la réinsertion d’un individu sous prétexte des dommages qu’une victime a eu? La justice n’est pas la vengeance. L’état doit s’occuper de soigner et dédommager la victime. Mais un jeune qui a encore toute la vie devant lui devrait avoir la chance de se reprendre sans perdre sa vie. Nos voisins des É-U comdamne régulièrement des enfants à la prison à vie. C’est dégeulasse!
Des statistiques Québécoise… Bon, j’ai un lien ici:
http://blocpot.qc.ca/node/2216 –> Pas le meilleur mais intéressant.
http://www.aqdc.org/pub/cms_nf_items_details.php?q=c2VjdGlvbj0yMyZzb3VzX3NlY3Rpb249JmZ0PW5mJmlkPTMxOA==
” «Le projet de loi respecte les champs de juridiction au Canada et la province de Québec est libre de faire en sorte d’adopter ses programmes de réhabilitation», a pour sa part conclu le ministre d’État à la petite entreprise et au tourisme, Maxime Bernier, lors d’un point de presse sur un autre sujet, à Montréal.”
”
Document très intéressant modifié en 2011: http://www.justice.gc.ca/fra/pi/jj-yj/lsjpa-ycja/hist-back.html Je ne copies pas tout et il y a certainement des éléments intéressants.
“•Le système n’est pas fondé sur des principes clairs et cohérents en matière de justice pour les jeunes.
•Il y a sur-utilisation de l’incarcération. Le Canada a le taux d’incarcération des adolescents le plus élevé des pays occidentaux, y compris les États-Unis.
•Les tribunaux sont trop souvent sollicités pour des affaires mineures qui se prêtent mieux aux mesures extrajudiciaires.
•Les peines imposées aux adolescents par les tribunaux ont entraîné des anomalies et des injustices.
•La LJC n’assure pas la réinsertion sociale efficace des adolescents libérés.
•Le processus de renvoi au système pour adultes, fort complexe, a entraîné des injustices et des délais.
•Le système ne distingue pas clairement les infractions graves avec violence et les infractions moins graves.
•Le système ne tient pas suffisamment compte des préoccupations et des droits des victimes.
”
“La déclaration de principes affirme que :
•le système de justice pénale pour adolescents vise à prévenir le crime chez les adolescents, à les réadapter et à les réinsérer dans la société et à assurer la prise de mesures opportunes leur offrant des perspectives positives afin de favoriser la protection durable du public;
•le système de justice pénale pour les adolescents doit tenir compte du fait que les jeunes n’ont pas la maturité des adultes. Le système est distinct de celui pour les adultes à bien des égards : il leur confère notamment une responsabilité juste et proportionnelle, compatible avec leur degré de maturité; la prise de mesures procédurales supplémentaires; l’insistance sur leur réadaptation et leur réinsertion sociale; l’importance de la célérité avec laquelle il faut intervenir;
”
“On pourrait avoir recours plus souvent à des mesures extrajudiciaires. La plupart des jeunes qui sont traduits devant le tribunal pour adolescents ont commis un crime sans violence. Les voies de fait simples forment presque la moitié des crimes de violence. On peut répartir plus de 40 p. 100 des affaires entendues par les tribunaux pour adolescents en quatre catégories de crimes moins graves : vol de moins de 5000 $ (p. ex : le vol à l’étalage); recel; défaut de comparaître; défaut de se conformer à une condition (de probation, par exemple). (Se reporter au Tableau 1)”
“Les provinces ont recours aux tribunaux pour adolescents d’une manière très inégale. Par exemple, le Québec traduit 20 adolescents par tranche de 1 000 devant ces tribunaux (environ une affaire par 50 adolescents) alors que l’Ontario traduit 45 adolescents par tranche de 1 000 (soit une affaire par 22 adolescents). (Se reporter à la Figure 1). Dans les provinces qui affichent un taux élevé, le taux de crimes graves ne semble pas plus élevé que dans les autres provinces.”
Bonne nuit! Amicalement à tous les 2.