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La Criminologue
Oct
4
La Criminologue

J’ai la chance d’avoir été élevée par des parents ouverts d’esprit, qui m’ont appris qu’on ne pouvait pas être tous  pareils et qu’on pouvait apprendre beaucoup de ceux qui étaient différents de nous: de culture différente, de religion différente, d’orientation sexuelle différente, etc. Pour moi, même si je ne suis pas parfaite, la tolérance et l’ouverture d’esprit sont présentes chez moi, mais il semble que ce ne soit pas toujours le cas pour d’autres.

J’ai eu à visiter un établissement hospitalier récemment et il était indiqué que les femmes enceintes ne pouvaient exercer de discrimination quant à l’origine ethnique et au sexe de leur médecin traitant. Elles devaient d’ailleurs signer une décharge à cet effet. Toujours à l’hôpital, un viellard s’époumonait qu’il ne voulait pas se faire soigner par “une crisse de négresse” (je vous jure..). Un de mes amis plombiers m’a un jour confié qu’ils ont refusé d’embaucher une femme qui postulait pour l’entreprise pour laquelle il travaillait, tout simplement parce que les dirigeants croyaient qu’elle n’était pas faite assez forte. Pourtant, il paraît qu’elle était charpentée comme une armoire à glace.

Je vais vous poser quelques questions et j’aimerais que vous soyez honnêtes dans vos réponses parce que je le serai aussi. Alors voici:

1) Feriez-vous réparer votre voiture par une mécanicienne?

Même si c’est un domaine majoritairement masculin, je ferais entièrement confiance à une mécanicienne. Au moins, mon volant ne sera pas tout plein de graisse quand je reprendrais possession du véhicule hehe ;-)

2) Inscrireriez-vous votre enfant dans une garderie en milieu familial exploitée par un homme célibataire, sans enfants?

J’ai un peu honte de le dire, mais j’avoue que j’aurais quelques réticences. Non pas que seules les femmes sont en mesure de bien s’occuper d’un enfant, bien au contraire. Peut-être à cause de mon domaine, où les hommes sont plus nombreux à être condamnés pour agression sexuelle sur des mineurs, j’ai tendance à trouver un peu bizarre qu’un homme célibataire, sans enfants de surcroît, décide d’exploiter une garderie. Je ne suis pas en train de dire que tous les hommes sont des pédophiles en puissance; j’ai connu bien des pères qui s’occupaient beaucoup mieux de leurs enfants que leur mère. Ceci dit, je pense que par déformation professionnelle, je choisirais une garderie en milieu familial tenue par une femme.

3) Vous feriez-vous soigner par un médecin d’une autre origine ethnique que la vôtre?

Définitivement. D’ailleurs, tous les médecins spécialistes avec lesquels j’ai fait affaire étaient d’une origine différente de la mienne et cela ne m’a posé aucun problème.

4) Accepteriez-vous que votre banquier gère votre porte-feuille tout en sachant qu’il vient tout juste de terminer l’université?

Je dois avouer que je suis un peu chatouilleuse là-dessus. On m’a donné ma chance quand j’ai terminé mes études, mais c’était évident que je n’avais pas gagné la crédibilité d’une clinicienne d’expérience; cela s’acquiert avec le temps et même encore là, je n’ai pas encore 35 ans de métier dans le corps. On associe souvent inexpérience et incompétence, mais ce n’est pas parce que quelqu’un a peu ou pas d’expérience qu’il est incompétent. Je connais des professionnels qui ont trente ans de métier derrière la cravate avec un niveau d’incompétence difficile à égaler, croyez-moi. J’ai vécu une expérience directement reliée à la question posée: ma conseillèe financière (expérimentée et très douée) a soudainement pris sa retraite, laissant ses clients au bons soins d’une finissante. J’étais quelque peu réticente au début parce que mon dossier était complexe, mais la jeune femme a rapidement su me gagner par son professionalisme et sa connaissance du domaine des finances. Je fais toujours affaire avec elle aujourd’hui et elle ne m’a jamais déçue.

5) Engageriez-vous quelqu’un détenant un casier judiciaire?

Bien sûr, tout dépend du domaine dans lequel vous oeuvrez et la nature de l’infraction vous allez me dire, et c’est normal. J’aurais beaucoup de difficulté à engager quelqu’un qui faisait des holdups dans des dépanneurs si j’en exploitais un moi-même. Pas plus que je serais encline à accepter dans mon équipe de déménageurs quelqu’un ayant commis des introductions par effraction. En fait, c’est surtout si l’infraction commise est liée au domaine d’emploi pour lequel la personne postule qui me pose davantage problème. Ceci dit, à l’inverse, certains anciens toxicomanes avec un passé criminel font d’excellents thérapeutes. Aussi, l’état de la réinsertion sociale est important pour moi: s’agit-il d’un libéré conditionnel ou quelqu’un qui vit depuis plusieurs années en tant que citoyen respectueux des lois?

Et la question qu’on m’a souvent posée dans les derniers mois:

6) Si tu étais aux prises avec des problèmes cardiaques et qu’il pouvait encore exercer, te ferais-tu soigner par Guy Turcotte?

Même si je trouve odieux qu’il ait assassiné ses enfants, je crois que je serais en mesure de discerner le meurtrier du cardiologue. Guy Turcotte était réputé être un excellent cardiologue, professionnel et attentionné, quelques personnes oeuvrant dans le domaine médical me l’ont confirmé. Aussi, il faut prendre en compte qu’il n’a pas enlevé la vie de ses enfants dans un contexte professionnel. Il y a des professionnels parmi ceux qui commettent des délits, qui n’ont parfois aucun lien avec leur champ d’expertise. Je lance des exemples plausibles qui peuvent tous se dérouler dans mon milieu de travail: un libéré conditionnel avec une formation d’infirmier pourrait appliquer les premiers soins à un intervenant ou un autre résident en ayant besoin, un résident oeuvrant comme plombier pourrait nous faire économiser du temps et bien des soucis en réparant un dégât d’eau lui-même. Alors, oui, même si je ne chercherais pas à ce que ce soit lui absolument, je n’aurais pas peur de tomber sur Guy Turcotte advenant que j’éprouve des problèmes cardiaques. Mais bon, on est dans le domaine de la spéculation puisqu’il semble peu probable qu’il ré-exerce un jour la médecine si on se fie à ce qui circule dans les médias.

J’ai hâte de vous entendre là-dessus!

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20:15
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21 Responses to “Différence et discrimination”

  1. Gen says:

    1- Oui sans hésitation pour la mécanicienne

    2- Même réticence que toi pour la garderie, cela dit je poserais des questions : j’ai un ami qui a pratiquement élevé sa soeur qui a douze ans de moins que lui et qui aurait pu faire un excellent éducateur, parce qu’il est génial avec les enfants

    3- Sans hésitation… ou presque. J’ai déjà demandé des anovulants à un médecin musulman et j’ai eu droit à un sermon avant qu’il me signe ma foutue prescription!

    4- Sans hésitation aussi : non seulement je ne suis pas sortie de l’école depuis longtemps moi-même, mais en plus je me dis que si tôt dans leur vie professionnelle, ils ont pas encore les contacts/ les stratégies/ etc pour frauder!

    5- Comme vous dites, tout dépend du domaine. Mais j’ai tendance à trouver qu’on oublie que la criminalité a des causes. Un gars qui commet des entrées par effraction pour payer sa drogue, ne peut-il pas, dix ans de sobriété plus tard, être assez digne de confiance pour être déménageur?

    6- Pour Turcotte et les autres… Oui, je me ferais soigner. Ceux qui ne commettent pas de délit liés à leur profession finissent souvent par n’avoir plus que leur expertise comme fierté. Pourquoi la leur enlever?

    • Comme ça vous avez eu droit à un sermon lors de votre prescription d’anovulants..eh bien! Crois-tu qu’il aurait pu aller jusqu’à refuser de te signer une prescription? Merci d’avoir pris le temps de commenter! Bonne journée :)

    • Frank says:

      Je considère également être (généralement) assez ouvert d’esprit et mes réponses sont sensiblement les mêmes que vous… sauf pour la 6e. Vous me voyez venir!
      L’intervenant en moi comprend bien des choses, explique bien des cas mais lorsqu’il est question de ma vie privée, j’ai quelques difficultés à passer par dessus un drame comme celui entourant l’affaire Turcotte. Est-ce de l’orgueil mal placé? De fausses représentations de la réalité? Pour moi, malgré tous les facteurs expliquant sa “non-responsabilité criminelle” ou autres, il demeure la personne qui, un jour, a enlevé la vie a ses deux jeunes enfants innocents, et on dirait que je ne veux pas réfléchir plus loin que ça.
      Malgré mes efforts de compréhension et d’”empathie”, j’ai un blocage qui limite ces efforts. Je comprend que c’est complètement à l’encontre des principes de réinsertion sociale mais je ne peux faire autrement. N’en demeure pas moins que je suis d’accord avec vos perceptions sur la choses et peut-être que j’aimerais ça penser comme vous mais je n’y arrive pas, dans la mesure où je souhaite rester honnête avec moi-même. Suis-je le seul à penser comme ça?

      • Je comprends ce que vous voulez dire et vous ne devez pas avoir honte de penser comme vous le faites. Nous avons tous nos valeurs et principes auxquels on ne dérogeraient jamais et même si on est plus chatouilleux sur certains points, c’est notre point de vue, tout simplement. Merci d’avoir pris le temps de nous donner votre avis :)

  2. Nuage says:

    1. J’aurais probablement plus confiance en temps que femme a une mécanicienne mais serais-ce fondée ?

    2. Ca dépend bien sur de l’attitude du gars envers les enfants .. j’ai fait garder mes enfants par des jeunes étudiants masculins et j’ai eu moins de problème qu’avec certaines filles

    3. Je ne verrais pas pourquoi que ca dérange j’ai eu plusieurs médecin depuis ma jeunesse dont plusieurs étaient étrangers ..

    4. Je ne fais pas confiance aux a ceux qui veulent gérer mes affaires de toutes façon, un chat échaudé craint l’eau chaude …

    5. ca dépend pour quel crime .. bien sur …

    6. J’ai un très bon cardiologue alors je garde le mien .. mais si vraiment je n’aurais pas le choix .. alors je le laisserais me soigner .. car dans sa profession il n’a pas fait de fautes graves

    • Vous n’êtes pas la première à me dire qu’elle a moins de problèmes avec les étudiants masculins que les étudiantes. Qu’est-ce que vous avez remarqué comme différence, en quoi ils sont moins problématiques?

  3. Nuage says:

    juste un point pour les anovulants .. cest permi dans l’islam … juste bien sur au sein de couple marié

    • Gen says:

      C’est effectivement ce qu’il m’avait dit. J’avais argumenté que je n’étais pas marié, mais que nous étions en couple depuis 6 ans… et qu’anovulants ou pas, je n’arrêterais certainement pas d’être active sexuellement et que je n’étais pas prête pour les enfants.

      Et pour répondre à la Criminologue : j’ai une amie qui s’était fait refuser une prescription d’anovulants par un médecin asiatique. Elle avait porté plainte au Collège des médecins et c’était fait répondre que cela faisait partie de la liberté de conscience des médecins. Pas évident à gérer…

  4. Une autre criminologue says:

    1- Bien sûr que je ferais confiance à une mécanicienne! Au moins, je suis certaine que le travail sera bien fait et je ne me ferai sûrment pas dire “vous savez, ma p’tite madame…”!

    2- Je n’aurais pas de problème à laisser mes enfants à un éducateur… Mon préjugé est plutôt à l’endroit des garderies en milieu familial qui ont souvent mauvaise presse et qui, selon moi, semblent moins bien encadrées et régies que les CPE.

    3- Sans aucun doute. Mon médecin de famille est d’ailleurs Égyptienne.

    4- C’est sûr que ça m’inquièterais quelque peu, mais je suis toujours la première à clamer haut et fort qu’il faut donner la chance au coureur. Et comme dit Gen, dans son commentaire, “si tôt dans leur vie professionnelle, ils ont pas encore les contacts/ les stratégies/ etc pour frauder!”

    5- Ici, je suis d’accord avec vous que le délit et le contexte teinteront ma décision, mais à première vue, je ne suis pas fermée à l’idée. Par contre, je me permet d’ajouter que jamais je n’engagerais un agresseur sexuel. Préjugé me direz-vous, mais je m’assume entièrement; je ne peux aucunement faire confiance à ce type d’individus qui ne semble avoir aucun respect pour autrui, ni pour lui-même ceci dit.

    6- Pour ce qui est de Guy Turcotte, ça me pose un problème, disons, moral. Je n’approuve aucunement ce qu’il a fait (comme une bonne partie des gens, je crois) et lui permettre de me soigner, c’est comme l’encourager, même si je suis consciente que son délit et sa pratique n’ont rien à voir entre eux; c’est comme lui dire “je sais ce que tu as fait, mais c’est pas grave, j’ai besoin de me faire soigner, même si je pense que tu es $%?&*… Mais bon, s’il n’y avait que Guy Turcotte comme cardiologue sur la Terre, je crois que je serais capable de marcher sur mes principes afin d’avoir une chance de survivre…

    • J’avais oublié de préciser que moi non plus je n’engagerais pas un agresseur sexuel et je m’assume entièrement aussi. Je comprends également ce que vous voulez dire en ce qui concerne Guy Turcotte, moralement parlant.

      • François Racine says:

        Et une agresseur?
        Pourquoi un agresseur sexuel ferait immédiatement un problème? Cela dépend de la tâche et du lieu du travail. Si tu as un garage, pourquoi un agresseur sexuel ne pourrait pas travailler?

        N’oublions pas qu’après la prison, il y a la réhabilitation. Alors que dire d’une réhabilitation si la personne ne pouvait pas travailler à cause d’un délit pour lequel elle aurait été punit?

      • Monsieur Racine, bien évidemment, c’est la nature du délit versus celle de l’emploi qui doivent orienter la décision de l’employeur et je suis la première à affirmer qu’une discrimination en lien avec le casier judiciaire est déplorable. Tout le monde mérite sa chance et la réinsertion sociale est à mon avis une affaire collective: on doit tous mettre du sien pour ré-accueillir ceux qui ont un jour décidé d’enfeindre la loi. J’avais promis d’être honnête dans mes réponses et je l’ai été, même si cela va à l’encontre de l’énoncé précédent. Voilà donc pourquoi j’ai affirmé que je serais portée à être plus facilement mal à l’aise de travailler avec un agresseur sexuel (j’avais omis de précider de femmes adultes) sachant que pour plusieurs d’entre eux, leurs distorsions cognitives doivent faire l’objet d’un contrôle de leur part sachant qu’elles seront fort probablement toujours présentes (à des degrés différents selon divers facteurs internes et externes). Est-ce que le stress que je ferais subir à cet employé pourrait, à la longue et jumelé à d’autres facteurs, le prédisposer à récidiver? Ce serait plus fort que moi, je crois que je subirais cette pression (que je n’aurais pas à subir, je le sais bien). Tout ça bien sûr est guidé par le fait que je pourrais (de même que les autres employées) être une victime potentielle, j’en suis parfaitement consciente. Et je suis également consciente que je pourrais être victime de n’importe quel autre délit, de la part de n’importe quel employé, détenant un non un casier judiciaire. Vous posez une question intéressante quand vous parlez des agresseures sexuelles. Je dirais que mon raisonnemment s’applique si la candidate en question agressait des femmes adultes. Quand aux agresseurs sexuels d’enfants, si la nature de l’emploi n’implique pas des contacts avec des enfants, pompiste par exemple, je n’aurais aucune raison de refuser d’embaucher le postulant(e).

  5. Arsha says:

    1) Oui c’est certain! Je serais même plus en confiance avec une mécanicienne. Elle doit sûrement être méga qualifiée pour avoir su faire sa place dans ce milieu d’homme.

    2) Oui, mais j’aimerais bien pouvoir rencontrer d’autre parent avant. Comme d’autre l’ont mentionné avant, mon problème se pose plus devant les garderies en milieu familial. J’aimerais beaucoup mieux envoyer mes enfants dans un CPE, même si les surveillants sont tous des hommes célibataires.

    3) Oui c’est sûr. Je pense que tout le monde s’est déjà fait soigner par médecin d’une autre origine. Même que les seules mauvaises expériences que j’ai eu avec des médecins, ils étaient clairement québécois! Une fois j’avais une infection urinaire très grave et il n’a rien vu dans mon urine alors il m’a dit de retourner chez moi et d’arrêter de me plaindre pour rien. La deuxième fois, c’est quand je recevais des injections de depo provera pour ne pas ovuler et j’avais des effets secondaires très fort. Quand j’ai demandé au médecin si ma dépression et autre problème étaient reliés aux injections, il m’a dit que c’est impossible et que c’est moi qui a un problème. En rentrant chez moi je suis aller sur les sites conseils comme passeport santé et la dépression est numéro un ou deux dans les effets secondaires!! Pas très up to date comme médecin…

    4) Oui, mais j’aimerais avoir des informations sur ses résultats académiques. Si on parle d’un/e étudiant/e qui était vraiment sérieux et qui a bien réussit, j’aurais vraiment aucun problème. Mais donner cette responsabilité là à quelqu’un qui a passé son Bac a faire le party et qui la eu avec la note de passage, je serais moins tentée…

    5) Dépendant de la nature du crime, oui sans problème. Je pense pas que c’est de l’intolérance. Je pense que c’est vraiment normal de se sentir comme ça et, well c’est à toi de me le dire, mais il doit y avoir pas mal de criminel qui sont conscient de ça… Mais je dois avouer que comme vous, je n’engagerais jamais un agresseur sexuel.

    6) Finalement, oui, mais… Comme j’aime avoir une relation de confiance avec mon docteur, je n’aimerais pas l’avoir comme médecin de famille ou médecin que je vais voir à tous les 3 mois pour faire vérifier mon cœur. Je ne pense pas que je serais à l’aise, sachant ce qu’il a fait, d’aller le voir tout le temps. Mais si un jour je rentre à l’urgence et que c’est lui qui à mon dossier dans les mains, je n’aurais aucun problème.

    ahah très cool comme post, j’aime bien lire les réponses des autres aussi

  6. Nuage says:

    ce que je voulais dire avec la différence entre faire garder mes enfants avec des garcons et des filles
    c’est que les garcons qui ont garder mes enfants jouait avec eux et meme s’ils sont parfois maladroit ils ont été tres fiable
    alors que les filles elles pensaient a leur chum (fille et garcon) téléphonait a je ne sais qui, volaient et fouillaient …
    Dont une en particulier en plus de faire tout ca elle préférait ma fille et négligeait mon fils (dans ce temps la j’en avait deux)
    c’était tres différent au temps que je gardait moi meme …

  7. Sara says:

    6) Je suis suivie aux 4 mois par un cardiologue et jamais je ne voudrais me faire suivre par Turcotte. De un, car j’ai passé 30 minutes avec son ex, en consultation et c’est une perle cette femme-là! J’aurais de la difficulté à ne pas le trouver trouduc d’avoir agit monstrueusement ainsi rien que pour se vanger d’elle. De deux, car j’ai été mal traitée par deux cardiologues de l’hôpital où pratiquait Turcotte alors dans ma p’tite tête, j’me dis que l’incompétence est peut-être contagieuse à cet hôpital. (C’est con mais d’avoir changé d’hôpital, ça a probablement sauvé ma vie; p’tit détail!)

    Pourquoi on lui donnerait le plaisir d’exercer à nouveau le métier qu’il aimait tandis qu’il a enlevé la vie à deux personnes innocentes et qu’il a bousillé celle de plusieurs autres pour le restant de leurs jours? Qu’est-ce qui me dit qu’il ne disjonctera pas encore à nouveau avec peut-être cette fois-là un scalpel dans les mains?

    Oui pour la réinsertion des personnes qui ont commis de petits crimes mais pas pour celles qui ont agit en monstre.

    • Vous n’êtes pas la première qui me dit qu’Isabelle Gaston est une perle en tant que médecin et je n’ai aucune misère à le croire. Ceci dit je suis contente d’apprendre que vos problèmes cardiaque sont pris en charge et ne mettent pas votre vie en danger. Bien sûr, je parlais au conditionnel, je doute qu’il ré-exerce un jour. Je me suis posé la question à savoir si un jour cela arrivait. Je perçois une ouverture d’esprit quant à la réinsertion sociale des personnes judiciarisées, mais j’aimerais en connaître davantage sur votre affirmation : “mais pas pour celles qui ont agit en monstre”: à quel type de criminels faites-vous référence? Est-ce que cela signifie que, par exemple, tous les meurtriers ne devraient pas être réinsérés socialement? Je suis curieuse de connaître votre opinion à ce sujet.

      • François Racine says:

        Vous comparez des pommes et des oranges. Guy Turcotte et Isabelle Gascon avaient une excellente réputation professionnelle tous les deux. En conséquences, comparez la réputation criminelle de Guy Turcotte avec la réputation professionnelle de Isabelle Gascon ne peut pas être une bonne comparaison.

        Sans tomber dans les ouï-dire, les commentaires que j’ai eu sur la vie privée de ces 2 personnes n’est pas la même…

        Et mon commentaire n’excuse pas le crime de l’homme. Je voudrais toutefois rappeller que 12 personnes ayant assisté à l’ensemble de la preuve on jugé Guy Turcotte non-criminellement responsable. Malheureusement au Québec, trop de gens, ainsi qu’un sénateur, se croient des “Jos connaissant” et tente de remettre ce jugement en question.

        Si la personne n’était pas criminellement responsable, c’est donc à des médecins à soigner la personne et à un comité de déterminer la suite des choses pour cette personne. Je souhaite qu’un jour, il puisse réintégrer la société et devenir un acteur positif pour celle-ci malgré ce qu’il a fait.

  8. Sophie says:

    Bonsoir,
    Je tiens tout d’abord à dire que j’apprécie beaucoup votre blog. Je suis étudiante en deuxième année à l’École de Criminologie de l’Université de Montréal et je ”trip” vraiment!
    Le temps de faire les choix de stages arrive vite et j’aimerais avoir plus de renseignements sur les conditions de travail des divers milieux. Évidemment les conditions salariales ne sont pas une priorité pour moi mais elles aident tout de même à faire un choix éclairé. Rares sont les personnes qui nous expriment concrètement cette réalité. Avec votre expérience, quels sont les milieux avec les meilleurs conditions?
    Aussi, connaissez-vous d’autres collègues criminologues qui travaillent à l’étranger au sein d’autres organismes?

    Merci beaucoup et bonne soirée
    Sophie T.

  9. Alexandre says:

    Pour la mécanicienne, ayant une amie particulièrement “caler” en mécano et en voiture, bien sûr! Une profession n’est pas strictement masculine ou féminine.

    Pour la deuxième question, ma réponse précédente la rejoint aussi.

    La 3e: Mon médecin de famille est vietnamien, le cardiologue avec qui j’ai eu quelques rendez-vous est d’origine indienne.

    L’ethnie ne fait pas la profession… et le racisme en 2011, ça me chagrine beaucoup.

    J’ai été attaqué par des membres de gangs de rue plus tôt cette année, ils voulaient me voler mon iPhone. J’ai passé 2 jours à l”hôpital et une semaine à la maison, le visage gonflé et écorché de partout avec des problèmes de vision.

    Certes, je suis devenu hyper vigilant, mais pas pour autant raciste, il ne faut pas juger un immense groupe de personnes pour le comportement stupide d’une poignée d’entre eux.

    4- Étant moi-même étudiant en crimino, bien sûr, il faut bien commencer quelque part. Le problème, c’est qu’évidemment, la majorité des gens ne pensent pas comme ça.

    Ce qu’ils ont de la difficulté à saisir, c’est que la personne a justement besoin de cette chance pour se bâtir une expérience professionnelle… et un jour où l’autre, la personne avec 40 ans d’expérience dans son métier prendra sa retraite et ne sera plus là… il faudra tôt ou tard accepter de faire confiance à un plus jeune,

    5- Oui, en toute logique, si le délit causé n’a AUCUN lien avec l’emploi en question. Il faudrait être assez fou pour engager un fraudeur dans une banque, par exemple.

    6- Ça, c’est le point qui me chicote le plus. Vu la profession qui m’attend, je devrais être impartial à ce sujet… Mais je suis humain et j’en suis incapable.

    Je ne pourrais pas regarder cet homme en face et ce, même s’il est traité pour ses aliénations mentales etc… Je suis quelqu’un d’un peu trop sensible, et même si je sais que ça peut me nuire, il y a certaines choses que je ne serais pas prêt de faire.

    • Merci d’avoir pris le temps de répondre au sondage maison! J’aimerais souligner une de vos affirmations avec laquelle je ne peux être qu’en accord: “il ne faut pas juger un immense groupe de personnes pour le comportement stupide d’une poignée d’entre eux”. :)

  10. Criminologie101 says:

    1) Sans problème!

    2) Hum, pas sûr, d’autant plus qu’il n’y pas de surveillance en milieu familial… S’il a fait son cours et qu’il embauche d’autres éducatrices, peut-être….

    3) Oui, ca m’est d’ailleurs régulièrement arrivé à Montréal… à condition qu’il parle un français compréhensible.. (ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas)

    4) Je crois que oui, mais j’aurais nettement une préférence pour quelqu’un d’expérience avec de bonnes références.

    5) Compte tenu que je travaille en pénitencier, non je n’embaucherais pas un ex-détenu ou une ex-détenue, simplement parce qu’il faudrait nécessairement qu’il ou elle vienne chez moi pour effectuer les tâches (femmes de ménages, entretien du gazon, de la piscine…) et que sécuritairement parlant, ca ne fonctionne pas dans le cadre de mon emploi.

    6) J’ai déjà une bonne cardiologue :) Mais bon, si je devais l’avoir absolument comme médecin, oui je le laisserais me soigner… j’ai cette capacité de voir la personne avant le délit, ce qui peut s’avérer très pratique dans le quotidien de mon travail!!! Sinon, je ne pourrais intervenir efficacement auprès de ma clientèle si je ne voyais que le pédophile, ou le meurtrier VS la personne derrière le délit.

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Qui est la Criminologue?

Une femme passionnée d'intervention désirant clarifier certains mythes quant à la profession de criminologue. Elle désire aussi partager des anecdotes du métier et sur le plan personnel aussi. Le plus souvent cocasses, elles permettent d'illustrer quelques exemples de ce qu'un criminologue peut vivre au quotidien et surtout, de démontrer qu'elle ne se prend pas au sérieux!

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