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May
12
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Le procès de Guy Turcotte occupe une place de choix dans l’actualité. D’une part, c’est normal de transmettre à la population un minimum d’informations compte tenu qu’il s’agit d’un drame d’envergure. Moi-même je suis curieuse de connaître l’issue de ce procès; sera-t-il reconnu non criminellement responsable, reconnu coupable de meurtre prémédité (1er degré), de meurtre au deuxième degré ou au mieux, s’il n’est pas reconnu non-criminellement responsable, d’homicides involontaires.
Cette histoire interpelle beaucoup de gens, car Guy Turcotte ne possède pas le profil type que les gens se font d’un criminel. C’est un homme de belle apparence, il exerçait une carrière prestigieuse et jusqu’à ce qu’il commette l’irréparable, il semblait être un père de famille adéquat. Pourquoi alors il a tué ses deux enfants? C’est justement la pierre angulaire de son procès parce qu’il reconnaît les avoir assassinés; il doit cependant prouver hors de tout doute raisonnable qu’il n’avait pas prémédité les meurtres. A chaque jour, on en parle trop dans certains médias; nous sommes bombardés de détails croustillants sur cette affaire, les gens prétendent connaître les raisons pour lesquelles il a assassiné ses enfants et prédisent déjà la peine dont il écopera. Chose certaine, il est littéralement lapidé sur la place publique. Mais n’est-ce pas normal dans un sens que les gens jugent la conduite de cette homme qui avait fait le serment de ne causer aucun mal à autrui?
Je trouve que ce qu’il a fait est terrible, ne vous y méprenez pas, mais a-t-on besoin d’en savoir autant sur cette affaire? Est-il nécessaire de connaître tous les détails de cette sordide histoire? Pourquoi on en parle autant? Jusqu’où cela dépasse les limites du besoin d’être informé pour franchir celles de la curiosité morbide? Certains diront de ne simplement pas prendre connaissance de ce qui est partagé dans les médias. A mon tour je réponds que nous n’avons guère le choix d’être exposés aux détails de cette affaire, car ils sont transmis de toutes les façons possibles: médias sociaux, journaux, radio, télévision, Internet. Je dis oui au fait que nous avons le droit d’être informés, mais par respect pour la famille des victimes et parce que nous n’avons pas besoin de connaître des détails qui n’appartiennent qu’aux proches, ne tombons pas dans le sensationnalisme et ne communiquons que l’essentiel.
Qu’en pensez-vous?
Je ne peux m’empêcher de penser à la maman des petites victimes, Isabelle Gaston, qui en plus d’avoir perdu ses enfants d’une manière tragique, doit repasser à travers le drame une seconde fois à cause du procès. Si en plus elle est bombardée de toute part part, ce que son deuil doit être difficile à faire.
La Criminologue
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12:36
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Non tous les détails ne sont pas nécessaires. Mais libre à chacun de lire ou de ne pas lire. Bien entendu, j’accorde qu’il est difficile de nos jours de se soustraire des médias, c’est pratiquement impossible. Il y a aussi ceci de particulier dans cette affaire c’est que l’assassin est toujours vivant et témoigne de l’horreur qu’il a commise. C’est assez rare que l’on puisse avoir cette occasion de comprendre pourquoi un individu tue ses enfants (ou sa femme et ses enfants, selon certains drames). Évidemment, il y a aussi tous les éléments dont les amateurs de téléromans d’après-midi raffolent : l’argent, la beauté, l’adultère… je dirais que ce procès se passent à plusieurs niveaux. Certains comme vous (et je m’inclus) veulent comprendre et connaître l’issue du procès sans avoir besoin du côté intime des événements. Personnellement, certains détails m’aident aussi à comprendre mais je ne me complais pas dans la mare de détails sanglants, ce n’est pas mon genre. Honnêtement, j’ai hâte que cela se termine, c’est un vrai cauchemar pour les proches. Ce procès aurait pu être évité, tout ce qu’il avait à faire de bien après ces horreurs, c’est de plaider coupable.
C’est sûr que comme vous dites, certains détails nous amènent à comprendre certains points, mais tout comme vous, je ne me complais pas dans tous ces détails scabreux. J’en prends et j’en laisse de ce qui est rapporté dans les médias, mais je dois avouer que certains donnent davantage dans l’information que le sensationnalisme, chapeau. Là ça nous aide à mieux comprendre, sans être inondé de détails superflus et privés. J’ai bien hâte que cette histoire s’essouffle tant qu’à moi, peut-être qu’à ce moment les proches pourront commencer à faire leur deuil.
Je suis tellement d’accord avec toi la Criminologue…
Trop, c comme pas assez…
Exact!
Je t’appuie à 200%.
C’est bien de nous tenir informé.
Mais trop de détails, c’est comme pas assez.
On a pas besoin de savoir tout ça. Ça devrait rester dans la salle d’audience, selon moi.
J’ai le coeur en miette quand je lis/pense/entend quoi que ce soit par rapport à ce drame. Je ne peux même pas imaginer comment se sent Isabelle Gaston…
Chose certaine, cette dame a du courage de se présenter en cour et d’entendre tout ça. Que ça doit être terrible pour elle. J’ai bien hâte que le procès se termine.
Tout à fait d’accord! En quoi avons-nous besoin de connaître tous ces détails? Je pense que le public en général connait des choses qu’il n’aurait jamais dû savoir. En quoi avons-nous besoin d’entrer dans l’intimité de personnes que nous ne connaissons même pas et d’où nous vient ce goût pour les choses aussi morbides? Je comprends bien le besoin de concevoir les raisons qui ont conduites cet homme à en arriver à faire cette chose qu’on ne peut tout simplement pas saisir ou admettre comme possible. Il est difficile, voir impossible, de concevoir que quelqu’un puisse enlever la vie à ses enfants, mais recevoir ces détails atroces ne nous donnera pas, selon moi de réponse acceptable, mais nous laissera des images désolantes en plus d’accentuer le sentiment d’amertume que nous inflige déjà cette nouvelle. C’est un acte qui a des répercussions (bonnes : soutien du public aux familles affligées / mauvaises : sentiment d’animosité, irritation et agressivité face à celui qui a commis le crime) sur plusieurs vies et que l’hyper médiatisation accentue. Je ne crois pas que c’est un mal nécessaire.
je trouve aussi que trop de détails sont donnés par les médias (photos avec du sang etc), sa devient une curiosité malsaine, des gens du public se rendent la et fond la file pour entrer écouter le procès et je trouve ça désolant….
la semaine prochaine, nous serons probablement bombarder par un autre procès tout aussi sordide qui commence a montréal soit celui de Stéphanie Meunier sur qui tu a déjà fait un billet d’ailleur
Weird plus j’en lit surtout sur sa dépression…son manque d’estime en soi…son esprit suicidaire…plus j’en suis venu a me poser une question que personne va poser…
Ses parents…criss qu’ils ont fait une job de cul a l’élever
Les parents font souvent de leur mieux, si l’enfant n’a pas confiance en lui, malgré les tentatives de ses parents pour qu’il en soit autrement, c’est difficile de renverser la vapeur. Certains parents y sont pour quelque chose dans le manque d’estime de soi de leur enfant, mais qu’est-ce qui vous fait dire que ceux de Guy Turcotte y sont pour quelque chose? Qui plus est, où est-ce écrit qu’un état dépressif était induit par l’éducation que la personne a reçue? Pourriez-vous concevoir que ce serait d’autres facteurs qui pourraient être en cause?
J’ai écrit quelque chose dans la même veine.. À peu près au même moment. http://www.turbotannant.com/
Je vois que nous partageons la même opinion. Pour ma part, c’est la publication des courriels échangés entre Guy Turcotte et Isabelle Gaston qui a été la goutte qui a fait déborder le vase. Qu’elle ne fût pas ma surprise au cours de la même journée de lire dans un article de Cyberpresse la réaction du fils de Guy Tucotte quand il a reçu le premier coup de couteau. Je me suis dit: “Trop c’est trop! Nous n’avons pas besoin de savour tout ça!”.
Je crois que c’est important d’avoir des détails. Il y a une différence entre tuer des enfants endormis, rendus insconscients par des médicaments ou autre chose et qui ne s’en rendent pas compte et tuer ses enfants à froid, avec un gamin de cinq ans qui se débat et qui crie “Non, papa”. Dans les deux cas, c’est horrible,mais dans le second, c’est du sadisme.
Mais en quoi ça nous regarde? En quoi est-ce important de décortiquer les meurtres comme si nous travaillions tous sur l’affaire? Est-ce que de savoir que le petit a crié “Non papa” lorsqu’il a reçu le premier coup de couteau est essentiel à la compréhension de cette histoire? Il y a des choses qui ne devraient pas être rendues publiques par respect pour les proches. De plus, je ne travaille pas sur le dossier Turcotte et ne suis pas psychiatre, mais je ne serais pas prête à dire qu’il soit sadique ou qu’il ait assassiné ses enfants de façon sadique. Cruelle, oui, mais pas sadique. Les actes de violence sont commis par un sadique dans le but de dominer, humilier, dégrader autrui. Un sadique prend plaisir de voir souffrir (psychologiquement ou physiquement) ceux qu’il torture. Un sadique aime rabaisser les autres, les tenir en laisse pour réduire leur autonomie à néant. De ce qui a été dévoilé dans les médias, Guy Turcotte ne semblait pas excité/motivé par la réaction de ses enfants lorsqu’il leur enlevait la vie. J’ai lu qu’il a frappé encore et encore pour être certain que son fils ne souffre pas, c’est donc contraire à un comportement sadique. Voici une citation de Guy Turcotte tirée d’un article paru sur Cyberpresse le 12 mai dernier, intitulé Point de rupture “: «Je rentre le couteau. Olivier me fait nooooon, il bouge, je réalise que je suis en train de lui faire mal, je panique, je lui donne encore des coups. Après, je ne sais pas. Je suis debout dans la chambre d’Anne-Sophie. Elle dort, il arrive la même chose.” Chose certaine, c’est extrêmement cruel, impensable, terrible. Mais sadique au sens psychiatrique du terme, je ne crois pas.
Ce pourait-il que le fait d’entendre tous ces détails aidera Mme Gaston à faire son deuil. Car les réponses de Guy Turcotte, elle ne les aurait jamais eues. Guy Turcotte devrait être condamné juste du fait que ses enfants se soient apercus du mal que leur père leur faisait. Ce fait là est horrible. C’est dont facile de dire qu’il ne se souvient plus. Je pense que Guy Turcotte en voulait inconsciemment à ses enfants du fait qu’ils ont peut-être parler en bien de Martin Huot et des bons moments qu’ils avaient vécus au Carnaval de Québec. Toute une ”gang” d’adultes qui ont manqué de jugement. les photos de guy T. avec ses enfants agissant en bon père montrées en court… j’espère n’influenceront pas le juré . oui il était peut-être un bon père AVANT de tuer ses enfants. So what??? Il les a tuées d’une manière sadique et ceci est impardonable. Monik
Vous apportez un point de vue qui est intéressant Monique. Cette affaire fait énormément réagir, et avec raison! Pour ma part, j’espère que justice sera faite et qu’Isabelle Gaston trouve un jour la sérénité, ne serait-ce qu’un tout petit peu.
je crois personnellement qu’étant jeune il était nerdzs et today il joue la comédie a un point ou il va récidivez et il le monde verront a ce temps la qu ils ont tous été berné par son acte de comédie!
trop bon comédien, trop bon avocat, femme qui le trompe dans son propre lit, propre maison de quoi faire réfléchir plusieurs, et un soupcon de colère…après acte…
Vous verrez bien ou il récidive dans pas long ou il ce suicide pour trouble moraux trop lourds a supporté après qu il aura réaliser tout ce qu il viens après…
Sachez que le taux de récidive des meurtriers sont parmi les plus bas et dans le cas de Guy Turcotte, je dirais qu’il est quasi nul. Ce n’est pas un tueur à gages; il a tué ses enfants dans un contexte très précis et présentait des caractéristiques particulières au moment des gestes, qui risquent fort bien de ne jamais se présenter à nouveau dans le futur. C’est vrai que les gestes qu’il a posés sont immondes, mais je ne crois pas que Guy Turcotte est un tueur en puissance.