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Feb
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Vous vous souvenez sans doute que j’ai travaillé à la Direction de la protection de la jeunesse entre deux contrats avec une clientèle adulte judiciarisée. Eh bien j’ai croisé par hasard mon ancienne chef de service, qui m’a donné des nouvelles des familles que je suivais alors que j’étais sous sa direction. J’ai été agréablement surprise d’apprendre que dans l’ensemble, tout ce beau monde allait bien et que pour plusieurs familles, la DPJ n’était même plus dans le portrait. Yé!
Elle m’a aussi dit qu’après mon départ, un client l’avait appelée pour formuler une plainte à mon endroit. Je me suis alors demandé ce que j’avais bien pu faire, ou ne pas faire sait-on jamais. Remarquez que je n’étais pas surprise puisque ce client était assez récalcitrant et offrait une collaboration disons.. mitigée. Ma chef de service m’a immédiatement rassurée pour m’expliquer qu’il l’avait contactée pour se plaindre du changement d’intervenant au dossier et qu’il voulait me voir revenir. Semble-t-il qu’il n’a pas tari d’éloges à mon égard et qu’avec moi, il n’avait pas peur de dire les vraies affaires et qu’il s’était habitué à se “faire jouer dans la tête”. Je me souviens d’une rencontre qui semblait annoncer le pire, mais qui s’est finalement terminée dans un état d’émotivité très intense. Je crois que c’est à ce moment qu’il a réalisé que j’étais là pour travailler avec lui et non contre lui.
Même si j’ai réalisé que de travailler avec les enfants n’était pas fait pour moi à ce moment-là de ma vie, je me rends compte que je garde de très beaux souvenirs de cette expérience de travail. Moi qui avais l’impression d’avoir peu d’impact dans la vie de certains clients, cette nouvelle m’a fait changer d’idée.
On exerce un métier où les félicitations sont rares de la part de la clientèle. Mais quand ça passe, ça fait notre journée, notre semaine même!
La Criminologue
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14:31
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Aug
24
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De la part de mon conjoint, et je ne suis pas gênée de le dire! Avant de monter aux barricades, de me supplier de laisser ce salaud et de porter plainte à la police, laissez-moi vous expliquer.
Vous vous souvenez qu’hier, aux alentours de 14h00, nous avons pour la plupart ressenti les secousses du tremblement de terre qui a eu lieu sur la côte est américaine? Bon. Cette nuit, vers 1h00am, je me lève pour aller à la salle de bain et pour ne pas que ça me réveille trop, je garde les yeux fermés jusqu’à ce que je regagne mon lit.
Au même moment, mon conjoint rêvait qu’on subissait un autre tremblement de terre et que le plafond menaçait de s’effondrer. Il a eu conscience que je me suis levée et en étant à moitié endormi, il a cru que c’était pour fuire l’effondrement du plafond. Pour agir le plus prudemment possible, il a décidé de longer la tête de lit et les murs. Mais au même moment, je reviens dans la chambre pour poursuivre ma nuit de sommeil. Détails importants: j’ai la fâcheuse habitude de toujours me donner un petit swing quand je me recouche et rappelons que j’ai toujours les yeux fermés. J’ai donc lâché un cri de mort quand l’os de ma joue et mon oeil ont attéri sur le dessus de la tête de mon chum, qui dois-je le rappeler, dormais toujours. Vous savez le feeling que ça fait quand on pesait trop longtemps sur son oeil pour voir l’auréole de couleurs que ça provoque (bien en tout cas, moi quand j’étais petite, je faisais ça!)? Bien ça m’a procuré exactement la même sensation, mais à la puissance dix.
Ce matin, je me suis réveillée avec le contour de l’oeil sensible, mais ô joie, je n’ai pas d’oeil au beurre noir.
Morale de cette histoire: toujours ouvrir ses yeux quand on circule dans le noir. Ah et aussi, ne plus jamais regagner le lit en me donnant un élan.
La Criminologue
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14:17
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Jun
14
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Aujourd’hui on m’a demandé quel métier j’exerçais et j’ai répondu que j’étais criminologue.
“Donc, vous êtes avocate?”
Non! Je suis criminologue, et non avocate criminaliste, comme plusieurs le croient.
Je ne vais pas non plus sur les scènes de crime, ni ne fais de profilage criminel. Lorsque que je précise que mon travail n’a rien à voir avec la série CSI et que je ne côtoie pas de tueurs en série, l’intérêt des gens s’estompe net!
Dans le concret, vous seriez surpris de savoir à quel point on passe un temps fou à rédiger et que nos entretiens cliniques ressemblent à des conversations normales. Lorsqu’on voit un intervenant et son client, de l’extérieur, personne ne peut dire:
“Voilà un criminel qui se fait sonder l’esprit par un criminologue.”
En fait, le plus souvent on dirait simplement deux personnes ayant une conversation banale. C’est de près toutefois qu’on se rend compte que les sujets sortent parfois de l’ordinaire!
Pas trop déçus? Combien pensaient qu’un criminologue avait un métier trépident comme dans les films?
La Criminologue
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14:56
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Jun
6
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C’est le billet du gamin qui menaçait d’appeler la DPJ parce que sa mère ne voulait pas lui acheter des popsicles qui m’a rappelé cette anecdote de mon enfance.
J’avais six ans, ma soeur trois. Nous étions allées à la pharmacie avec ma mère et comme c’était la fermeture, il y avait une masse de clients qui attendaient en file pour régler leurs achats. Ma mère se dirige vers la sortie et ma soeur nous suit lentement derrière. C’est alors que je lui crie : “Dépêche-toi chouchoune sinon maman va nous battre!”. Ne sachant pas ce que ça voulait dire, elle a accéléré quand même. Moi, j’avais appris ce jour-là ce que ça voulait dire de se faire battre par ses parents parce qu’on l’avait expliqué à l’école. Je voulais faire ma fraîche, donc j’ai “plogué” le terme aussitôt que j’ai pu.
Dans l’auto, ma mère n’a pas dit un mot, mais je savais qu’elle était fâchée. Je me suis dit que si je ne disais rien, ça allait peut-être passer. Ce que je pouvais être naïve..
Arrivées à la maison, elle m’a demandé, en tant qu’enfant battue, d’aller chercher un bâton au sous-sol pour qu’elle me batte avec. Comme nous étions en pleines rénovations, des bouts de bois, il y en avait à la tonne. Je ne vous ments pas, ça m’a pris une heure choisir le bâton avec lequel ma mère me battrait. Je ne voulais pas prendre le plus petit sinon elle allait penser que je jouais au plus fin et allait me demander d’en prendre un plus gros. Je ne voulais pas prendre le plus gros, je ne voulais pas avoir trop mal non plus.. Pendant que je choisissais minutieusement l’objet avec lequel ma mère me frapperait, j’ai longuement réfléchi et j’en suis venue à la conclusion que je n’aurais peut-être pas dû dire des choses pareilles à la pharmacie, que ça a mis ma mère dans l’embarras.
Je suis finalement montée voir ma mère au bout de cette heure de supplice avec un bâton de longueur moyenne. Quand je le lui ai remis, elle a soupiré et l’a mis de côté en me disant:
“Penses-tu vraiment que maman t’aurais battue avec un bâton? Maman t’a fait choisir un bâton pour que tu penses très sérieusement à ce que tu as dit, parce que c’est sûrement à ça que tu as pensé, dans le sous-sol (elle me connaît comme si elle m’avait tricottée!). Maman voulait que tu réalises que c’est très grave ce que tu as dis à la pharmacie, parce que des enfants battus par leurs parents, il y en a. Les petites tappes sur les fesses que maman peut te donner, ce n’est pas te battre ça. Avec ce que tu as dit tantôt, peut-être que les autres clients ont pensé que je te donnais des coups de poing, des coups de poing, que je te lançais sur les murs ou que te donnais des coups de bâtons. C’est ça que ça veut dire battre un enfant. Bon, viens faire me faire un calin, Aurore l’enfant matyre.”
J’ai aussi appris ce jour-là c’était qui, Aurore l’enfant martyre. Je me suis considérée chanceuse de vivre dans une famille où les seuls bleus que j’avais, c’était ma soeur de trois ans qui me les faisait en me mordant.
La Criminologue
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12:21
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May
11
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J’ai été témoin il y a quelques temps d’une scène impliquant un des enfants les plus désagréables qu’il m’ait été donné de croiser dans ma vie. J’exagère à peine. Un gamin d’environ sept ans qui faisait l’épicerie avec sa mère et sa petite soeur, qui elle était tout juste assez grande pour s’asseoir dans le panier. Le petit faisait assez de boucan pour enterrer la musique de fond et il courrait dans tous les sens en tâtant les fruits et les légumes, grimpant dans les étagères, lançant des items dans le panier de sa mère. La dame était complètement épuisée. Elle tentait tant bien que mal de discipliner son fils et semblait réellement gênée par sa conduite. Une chance que sa petite soeur était sage comme une image parce que je pense que la mère se serait mise à faire la même danse du bacon que son fils a fait quand elle a refusé d’acheter des popsicles (on était en hiver..).
En trois occasions le gamin a déposé la boîte de friandises glacées dans le panier d’épicerie et par trois fois, sa maman l’a remise dans le congélateur. S’en est suivi un hécatombe: le petit s’est complètement désorganisé et hurlait sans fin. Pauvre madame, j’avais vraiment pitié d’elle. Je me suis retenue de poser quelque geste que ce soit, trop gênée de m’interposer entre les deux. Comment l’aurait-elle pris, se serait-elle sentie offusquée? Voyant qu’elle lui tenait tête malgré tout et tentant de se diriger tant bien que mal vers la caisse, son fils s’est mis à lui crier : “J’vais appeler la DPJ, je vais leur dire qu’à cause de toi je vais mourir de faim! Tu vas voir, je vais l’appeler, la DPJ!”. “Tu l’appeleras” qu’elle lui a simplement répondu.
C’est difficile de vous décrire comment je me sentais, je ressentais un mélange de compassion et de frustration. J’étais outrée de voir qu’un gamin avait le dessus sur sa mère, qui elle faisait vraiment de son mieux dans les circonstances. Visiblement, la mère avait besoin de soutien et de coaching, mais on voyait qu’elle persévérait.
Je me demande si le gamin a finalement appelé la DPJ pour signaler sa situation d’enfant susceptible de mourir de faim. J’imagine la scène où la personne qui traite son appel conclut que c’est finalement la maman qui en situation de compromission et a besoin d’être retirée de sa famille. Je sais bien que c’est impossible, mais si seulement vous aviez été là pour le voir de vos yeux, c’était quelque chose! Le pire c’est que je crois qu’avec un encadrement, des limites claires et de la persévérance, son comportement s’améliorerait beaucoup.
Et vous, ça vous est arrivé des situations du genre où vous auriez mis la switch à off avec votre enfant l’espace d’un instant? Allez les parents, videz-vous le coeur, ça va vous faire du bien!
La Criminologue
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13:23
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May
5
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Chaque semaine, je vais louer des livres à la bibliothèque parce que je suis une passionnée de lecture. Mes intérêts sont multiples, mais j’avoue que je me retrouve toujours dans la section judiciaire, c’est mon spot!
Parce que je voulais vous en parler prochainement sur le blogue et que j’ai peu abordé le sujet depuis sa création, je me suis dit que ça serait une bonne idée de louer des livres sur la délinquance sexuelle. Outre un roman et des ouvrages sur les perversions sexuelles, j’ai notamment loué un livre intitulé “J’ai commis l’inceste” du thérapeute Gilles David, qui animait autrefois le programme thérapeutique pour les pères incestueux au pénitencier Saint-Vincent-de-Paul. Comme c’était l’heure de fermeture, plusieurs personnes attendaient en ligne au comptoir d’emprunt. Un enfant d’environ dix ans se tenait près de moi et demande à sa mère qu’est-ce qu’un inceste. Elle lui demande alors pourquoi il veut savoir ça, toute étonnée:
- “Parce que c’est ça le titre du livre que la madame a loué, j’ai commis l’inceste.”
Les regards auxquels j’ai eu droit de la part de la bibliothécaire de de la mère, je ne vous dis pas! Pour dissiper le malaise, j’ai immédiatement mentionné que j’étais criminologue. Pour me sortir de là rapidement, j’ai dit que j’écrivais un rapport sur la délinquance sexuelle. Les deux dames semblaient assez satisfaites de ma réponse, quand le gamin a demandé:
- “Oui mais je ne sais toujours pas c’est quoi que ça veut dire le mot inceste, hein maman?”
En arborant une expression faciale adressée à la maman, qui voulait dire je-suis-désolée-du-malaise-que-j’ai-causé-mais-ce-n’est-pas-moi-qui-va-lui-expliquer-ça-ce-soir..aurevoir!, je me suis éclipsée et ai regagné ma voiture en poussant un soupir de soulagement.
Là encore, je me rends compte qu’en raison de mon métier, mes intérêts sont parfois bien différents de ceux de monsieur/madame tout le monde et que ça peut me placer dans des situations inconfortables!
La Criminologue
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11:54
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Nov
2
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… je vois que certains arrivent sur mon blogue en tappant dans leur moteur de recherche:
“cochon de cyberpédophile”. C’est arrivé à plusieurs reprises en plus.
La Criminologue
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22:37
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Aug
16
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En m’en allant travailler aujourd’hui, j’ai été alertée par la petite voisine d’environ cinq ans, qui a lâché tout un cri de mort. Elle se tenait les shorts avec dédain et criait au meurtre. Elle hurlait tellement que je me suis demandé ce qui se passait; j’étais sur le qui-vive, prête à venir en aide à cette petite. Je m’avançais peu à peu et la elle hurlait sans cesse en tenant le bas de ses shorts. Avant de lui demander ce qui avait bien pu la déstabiliser à ce point, son père est sorti de la maison, en état de panique. La petite, quant à elle, regardait ses shorts avec une frayeur évidente et les tenait encore du bout des doigts. C’était tellement anormal comme comportement que je me suis mise à me poser sérieusement des questions. Le père, éberlué, a demandé à sa fille ce qui pouvait bien la mettre dans un état pareil. Entre deux cris de mort, elle a lancé:
- “U-N-E F-O-UR-M-I D-A-N-S M-E-S C-U-L-O-T-T-E-S!!”.
J’ai instantanément eu une baisse d’empathie pour la gamine, elle a fait monter ma pression pour une fourmi dans ses culottes?! Moi qui imaginait qu’elle avait été victime d’un sordide bandit ou qu’elle venait de découvrir les membre de sa famille, décapités, chez elle. Déformation professionnelle ou overdose de Dexter?
Disons que ma journée avec un boost d’adrénaline!
La Criminologue
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22:59
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Jun
8
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Ma mère, qui distribue les diaporamas de chezmaya.com et les chroniques de Matin magique de façon massive, m’envoie souvent des courriels du genre entourant mon domaine d’emploi. Mais en général, je reçois près de 5-6 courriels par jour de la part de ma maman. Très rusée, elle nous demande même si on a vu tel ou tel vidéo et nous demande même des détails pour s’assurer qu’on ait bien pris connaissance du courriel en question. Lorsque je lui ai reflété qu’elle en envoyait beaucoup, elle était toute peinée parce qu’elle prend vraiment le temps de sélectionner les gens à qui elle les envoie selon les goûts et préférences de chacun. Mais elle a quand même diminué la quantité de courriels envoyés, qui me correspondent davantage je dois dire.
J’aimerais donc vous partager une blague qu’elle m’a envoyée via courriel aujourd’hui, qui m’a fait sourire. Bien évidement, ça traite de meurtre.
Une gentille dame calme et respectable entre dans une pharmacie et se rend au comptoir des prescriptions. Elle regarde le pharmacien droit dans les yeux et lui dit : « Je veux acheter du cyanure ».
Le pharmacien lui demande : «Mais pourquoi vous faut-il du cyanure ? »
La dame répond : « J’en ai besoin pour empoisonner mon mari ».
Le pharmacien, abasourdi, s’exclame : « Que Dieu nous protège ! Je ne peux pas vous donner du cyanure pour tuer votre mari, c’est contre la loi ! Je pourrais perdre ma licence ! On se ferait mettre tous les deux en prison ! Toutes sortes de mauvaises choses pourraient arriver ! Absolument pas ! Je NE PEUX PAS vous vendre du cyanure.»
La dame cherche dans son sac à main et sort une photo de son mari au lit avec la femme du pharmacien.
Le pharmacien regarde la photo et lui dit : « Je ne savais pas que vous aviez une prescription »
Sur ce, bonne nuit chers lecteurs!
La Criminologue
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21:32
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Jun
3
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C’est une nouvelle réalité à laquelle je suis confrontée chez les enfants (assez rarement heureusement): le suicide.
Certains d’entre eux trouvent que leur vie est tellement misérable qu’ils verbalisent clairement qu’ils seraient mieux au ciel, qu’ils aimerait se tuer et/ou qu’ils aimeraient aller rejoindre un proche décédé.
On peut d’ailleurs lire un article très intéressant sur le sujet ici. Il y est d’ailleurs expliqué que selon le Dr. Brian L. Mishara, directeur du Centre de recherche et d’intervention sur le suicide et l’euthanasie (CRISE), lié à l’UQAM, les enfants ne s’enlèvent généralement pas la vie. Cependant, cela peut influencer l’option de mettre fin à leurs jours dans l’avenir.
«Si on apprend jeune que le suicide est une façon possible de régler des problèmes incontournables et que c’est dans notre répertoire des possibilités, plus tard on peut penser au suicide»
Par ailleurs, saviez-vous que sur les 220 000 lettres acheminées au Père Noël chaque année, près de 100 doivent être acheminées au département de pédopsychiatrie parce qu’elles recèlent des déclarations troublantes, évoquant la mort et un mal-être profond? On retrouve dans l’article susmentionné un exemple où un gamin, qui souffrait de la séparation de ses parent, avait demandé au Père Noël une “pilule pour dormir”.
Bernard Boileau, pédopsychiatre à l’hôpital Sainte-Justine, explique:
«On pense parfois à l’hyperactivité, à la dépression, à des enfants qui vivent des impasses relationnelles importantes, sont déplacés de foyer en foyer, vivent de graves carences affectives […] Des traumatismes importants, des événements qui ont mis en danger la vie des enfants, des abus aussi, tout cela peut amener l’enfant vers des idées suicidaires.»
Comment peut-être à peine assez mature pour choisir soi-même la couleur de nos bas et songer à la mort? Qu’est-ce qu’un enfant connaît de la mort? Chose certaine, il ne la comprend pas comme un adulte, ne comprenant souvent pas son caractère irréversible. Il est d’autant plus important de décoder tout le mal-être sous-jacent aux idéations suicidaires.
Je vous épargne toutes les procédures qui sont rattachées à de tels aveux et toute la question d’urgence qui entoure de telles déclaration à la D.P.J., mais laissez-moi vous dire que c’est comme recevoir une tonne de briques en plein visage, et en plein coeur, lorsque ça arrive.
La Criminologue
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21:02
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