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Dans mon quotidien

Aug
18
La Criminologue

Comme vous le savez, je suis depuis quelques mois en congé de maternité et j’avoue être déconnectée du monde judiciaire. Même si c’est un sujet qui me passionne, je dois me confesser: ça m’a fait du bien. Si j’avais continué à m’adonner autant à ce hobby, j’aurais manqué de temps pour bien m’occuper de mon bébé.. et de moi! De toute manière, j’étais tellement épuisée que j’avais l’impression d’avoir juste assez d’énergie pour changer des couches et allaiter. Mais maintenant que l’apprenti criminologue fait ses nuits, je me porte beaucoup mieux ;)

Je me fais plus discrète sur les médias sociaux dernièrement puisque 1) je n’en peux déjà plus des couteaux qui volent de plus en bas sur Twitter concernant la campagne électorale (et dire qu’on doit endurer ça jusqu’au 4 septembre!) 2) je n’ai pas encore expérimenté les changements apportés par le gouvernement Harper. A ce propos, mes collègues me disent qu’ils sont en période d’adaptation et trouvent certains changements insensés et contraires au concept de réinsertion sociale. J’aurai l’occasion de vous en parler plus longuement après les avoir intégrés dans ma pratique au quotidien.

Est-ce que de retourner sur le marché du travail m’inquiète? Oui et non. Oui parce que ça fait plusieurs mois que je suis hors circuit et que j’ai l’impression d’avoir perdu la main. Non parce que j’aime mon travail. J’ai besoin d’être “challengée” intellectuellement, de vivre dans l’action, d’échanger avec adultes. Rester à la maison n’était pas quelque chose que j’envisageais. Il y a quelques semaines, comme je sentais mon cerveau ramollir, je me suis inscrite à un D.E.S.S. en santé mentale, question de me brasser les méninges un peu. Étant une grande curieuse, j’aime apprendre et je pense que je vais toujours suivre quelques cours ici et là.

Alors voilà, c’était simplement un petit coucou pour vous dire que je ne vous oublie pas et que j’espère de tout coeur que vous passez un bel été.

A bientôt!

La Criminologue

La Criminologue
20:54
 
Dec
18
La Criminologue

C’est elle!

Je n’ai pas l’intention de cesser mes activités sur le blogue, mais vous comprendrez qu’un nouveau-né, ça vous laisse bien peu de temps et d’énergie les premiers temps! Néanmoins, je suis toujours disponible pour commenter l’actualité judiciaire et je fais mon tour régulièrement sur mon compte Twitter. J’aurais vraiment aimé commenter le projet de loi C-10, analyser en profondeur le procès Shafia, rédiger un billet sur l’intimidation, mais les fois où je peux prendre plus de 10 minutes consécutives à mon bureau sont rares, voire inexistantes pour le moment. N’ayez crainte, ça reviendra bien assez vite! Bien entendu, je vais tenter d’écrire des articles de temps à autre et je suis même en train de faire des recherches pour trouver des collaborateurs afin d’enrichir le blogue. C’est à suivre.

En terminant, j’aimerais prendre le temps de vous souhaiter, à tous et à toutes, de joyeuses fêtes! Que 2011 soit bonne pour vous et vous apporte tout ce que vous désirez, sincèrement.

La Criminologue

La Criminologue
18:19
 
May
17
La Criminologue

Je participe depuis lundi au colloque “Une empreinte pour la vie” organisé par le Centre d’intervention en violence et agressions sexuelles de l’Estrie et le Service d’aide en prévention de la criminalité. J’assiste à des formations hyper intéressantes et pertinentes pour les intervenants du milieu et c’est la raison pour laquelle je n’ai pas eu le temps de publier un billet.

J’ai à peine eu l’occasion de me tenir au courant de l’actualité, mais j’ai appris que le procès de Stéphanie Meunier, qui est accusée du meurtre au premier degré du fils de son conjoint, le petit Jérémy Bastien-Perron, avait commencé aujourd’hui. J’avais d’ailleurs rédigé un article sur cette affaire, presque à pareille date l’an dernier.

Les deux affaires judiciaires qui retiennent l’attention dans les médias actuellement sont semblables en ce sens qu’elles impliquent toutes deux de jeunes enfants en tant que victimes. Il est bien certain que ça touche beaucoup les gens; comment peut-on s’en prendre à des enfants; ils sont si vulnérables? J’aurai l’occasion de vous en reparler lorsque le procès de Stéphanie Meunier sera plus avancé. Est-ce que les gens le suivront avec autant d’attention de Guy Turcotte? C’est à voir..

Bonne semaine!

La Criminologue

La Criminologue
22:49
 
May
8
La Criminologue

Quelle belle journée pour célébrer la Fête des mères!

Que toutes les mamans en devenir et les “déjà mamans” passent une magnifique journée, laissez-vous gâter!

Lorsque j’étais petite, à chaque fête des mères, ma mère répondait invariablement qu’elle voulait un collier pour cette occasion. Pas n’importe quel collier, celui des bras de ses enfants autour de son cou. Encore aujourd’hui, c’est la seule réponse à laquelle nous avons droit. Disons qu’on travaille fort à chaque année pour trouver quelque chose qui lui ferait plaisir!

Bonne journée à tous!

La Criminologue

La Criminologue
11:24
 
Sep
7
La Criminologue

Certains traits de ma personnalité m’ont valu les gentils sobriquets de “fuckée”, “weirdo” et ”anormale”.

Je me confesse aujourd’hui et vous pouvez vous laisser aller à quelque diagnostic que ce soit. Mais par contre, je sais que je suis incurable!

1) J’haïs toucher/regarder/sentir un bouton à trous. Je trouve ça dégueulasse. Vous voulez des exemples? Quand j’étais petite, je n’aimais pas déboutonner une chemise ou un pantalon à cause de ça. D’ailleurs, quand on magasinait, j’orientais mon choix vers des vêtements exempts de boutons. Quand je travaillais comme caissière, j’avais une petite faiblesse et un haut-le-coeur quand un client me donnait une poignée de monnaie où se trouvait un bouton. Mais le pire, c’était quand il y avait encore du fil à coudre après.

2) En parlant de fil à coudre. J’ai une sainte horreur d’en voir par terre ou sur des vêtements. C’est immanquable, je le ramasse à chaque fois le petit moton de fils parce que j’aime pas ça voir ça. Mais je n’ai aucun problème à le toucher par exemple.

3) Quand j’étais petite, j’avais peur du caoutchouc. Jusqu’à l’âge de cinq ans, parce que je passais mon temps à me lever lors de ma sieste de l’après-midi, ma grand-mère avait fini par mettre un petit bonhomme en caoutchouc devant la porte de ma chambre. Bien évidemment, ça a marché pendant quelques jours. Le problème a été réglé quand j’ai affronté ma peur, comme une grande. Je m’étais mise au défi de toucher au petit bonhomme de plus en plus souvent et ça a marché. Aujourd’hui je n’ai aucun problème avec cette matière.

4) J’ai une quasi compulsion quant à la propreté. Ok, je suis excessive. J’exagère un peu auprès de mon entourage pour entretenir mon image de “freak“, mais j’aime vraiment quand c’est propre. Mais entendons-nous, je ne suis pas cinglée; ça fait une semaine que je n’ai pas passé l’aspirateur et je dors sur mes deux oreilles quand même.

5) J’ai envie de brailler quand je rentre à la maison et que c’est bordel parce que mon chum a préféré jouer au Playstation au lieu de faire un peu de ménage. Mais ce genre de réaction, je pense que c’est typiquement féminin.

Suis-je normale docteur?

Bonne journée!

La Criminologue

La Criminologue
11:30
 
May
21
La Criminologue

Ici!

Wow! Je suis flattée de cet article écrit par Josianne Massé du Blogue techno Blogosphère.

Merci!!

La Criminologue

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22:56
 
Apr
27
La Criminologue

Chapeau à tous les parents qui travaillent temps plein et qui élèvent des enfants, je le lève encore plus haut si vous élevez vos enfants seuls. Où trouvez-vous l’énergie et le temps pour ce faire, et bien le faire? Comment arrivez-vous à conciler travail et famille?

Je suis partie de 10-12 heures par jour (je ne demeure pas dans la même région administrative que mon lieu de travail) et lorsque je reviens à la maison, je suis tellement épuisée que j’ai à peine l’énergie pour faire le souper, ramasser la cuisine et faire les lunchs du lendemain. Exit le tapis roulant, je coure à longueur de journée, ça doit compter, non?

Après une journée chargée où mon cerveau avait la consistance d’un Jell-O, je me suis dit que j’arriverais difficilement à m’occuper convenablement d’un enfant dans tout ça. J’imagine que, tout comme n’importe quoi, on s’habitue?

Chapeau encore une fois, les supers parents!

La Criminologue

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19:51
 
Apr
22
La Criminologue

Je suis brûlée. Vidée. À terre.

Mais curieusement, on dirait que je suis satisfaite d’une journée de travail que lorsque je me sens comme ça. On dirait que, pour moi, une journée productive  implique que je coure partout et que je quitte le bureau après l’heure à laquelle j’étais sensée terminer, brûlée, mais satisfaite d’avoir donné mon maximum.

Suis-je normale docteur?

La Criminologue

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20:52
 
Apr
11
La Criminologue

Il y a de cela 14 ans, une petite boule de poils se joignait à notre famille. Maintenant, elle nous a quittés parce que son état de santé était tel qu’elle souffrait atrocement à tous les jours.

Elle était très intelligente, elle distinguait tous ses jouets, faisait des fugues pour aller chez les voisins qui aimaient trop bien la gâter, écoutait tous les ordres qui lui étaient donnés, adorait jouer malgré son âge. On pouvait faire n’importe quoi avec elle. D’ailleurs, sur la photo, je lui avais dessiné des sourcils avec de la craie. Tant qu’elle était avec nous elle se laissait faire parce qu’elle nous allouait une confiance aveugle. C’était vraiment un bon chien, très protectrice en plus. Il fallait la voir se coucher à nos côtés quand nous étions malades. Elle ne pesait que cinq livres, mais je vous jure que personne ne nous aurait fait du mal tant qu’elle était près de nous.

Mais en l’espace de deux ans, elle est devenue quasiment sourde et aveugle et ses articulations ne lui permettaient plus une qualité de vie décente. Il était rendu impossible de la toucher sans qu’elle gémisse et ne devienne agressive. Et la pauvre vomissait maintenant de plus en plus fréquemment. C’est avec une peine immense qu’elle s’est fait euthanasier vendredi dernier. Pour elle, c’était probablement la meilleure chose à faire, pour qu’enfin elle ne souffre plus. Pour nous, ça laisse un grand vide, que seule cette petite tannante réussissait à remplir.

La dernière fois que je l’ai vue, elle ne voulait pas que je l’approche, mais j’ai réussi à lui donner un bisous sur la tête, comme je l’ai fait durant les 14 dernières années.

Tu vas nous manquer ma «ti-fille», merci pour tout le bonheur que tu nous as procuré.

La Criminologue
11:52
 
Mar
27
La Criminologue

Hé oui, j’attendais d’avoir la confirmation avant de l’annoncer ici: je changerai sous peu de milieu de travail. D’agente de surveillance je passerai à agente de relations humaines à la D.P.J. Non pas que je n’aimais plus mon travail, loin de là, mais la conjoncture de l’endroit où je travaillais a fait en sorte que je me suis retrouvée sans emploi par manque de travail. Une amie à moi, qui travaille déjà pour la D.P.J., me parlait beaucoup de son métier, qui semblait fort intéressant. Comme il y avait des ouvertures, je me suis dit que j’allais tenter ma chance.

Je me dis qu’en étant encore sans enfant, je peux me permettre d’essayer des emplois différents pour voir ce que je préfère. Je dois par contre avouer que de commencer un nouvel emploi dans un domaine où je possède peu de connaissances m’insécurise beaucoup. Mon expérience de travail tourne essentiellement autour de la clientèle judiciarisée adulte. J’étais confortable dans les fonctions que j’occupais puisque je gagnais de plus en plus d’expérience. Je dirais que ça prend environ six mois avant de se sentir à l’aise dans un nouvel emploi et c’est cette période de temps que j’apprécie le moins. Tu as beau avoir de l’expérience, tu es toujours considérée comme la nouvelle, tu dois faire ta place et ton nom, tant envers tes collègues que la clientèle. Il y a aussi toutes les connaissances à assimiler. Par exemple, quand cette étape est franchie, ça fait beaucoup d’énergie qui peut être consacrée à autre chose que l’adaptation et l’apprentissage; on peut se concentrer pleinement sur notre rôle d’intervenant.

J’aurais pu attendre que le Service Correctionnel du Canada me rappelle, puisque je suis sur un bassin de candidats. Cependant, j’aime mieux provoquer les choses que d’attendre qu’elles viennent à moi. C’est comme ça qu’on a un plus grand pouvoir sur sa vie.

J’exerçais un métier que j’adorais, mais je crois que de travailler à la protection des enfants est une noble cause. Je vais me donner le temps de voir si j’aime ou pas. Chose certaine, je n’ai jamais baissé les bras et je suis prête à relever le défi.

Mes nouvelles fonctions me donneront plein de nouvelles idées pour des articles ici, j’ai bien hâte de partager ça avec vous!

Si vous avez le temps, la semaine prochaine, pourriez-vous avoir une petite pensée pour moi, je suis sûre que vos ondes positives vont m’aider!

La Criminologue

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11:27
 
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Qui est la Criminologue?

Une femme passionnée d'intervention désirant clarifier certains mythes quant à la profession de criminologue. Elle désire aussi partager des anecdotes du métier et sur le plan personnel aussi. Le plus souvent cocasses, elles permettent d'illustrer quelques exemples de ce qu'un criminologue peut vivre au quotidien et surtout, de démontrer qu'elle ne se prend pas au sérieux!

Pour me joindre: lacriminologue@live.fr

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